09 avril 2009
le retour des berceuses pop-rock
A l'heure où la loi Hadopi est rejetée par l'Assemblée Nationale, les artistes musicaux (la musique est la plus stigmatisée sur Internet avec le cinéma) s'organisent pour mettre en lumière d'autres modèles économiques et d'autres utilisations possibles d'Internet.
Mettre en ligne des compilations téléchargeables gratuitement et légalement afin de faire découvrir des auteurs est un des moyens évoqués, tout comme privilégier le rapport entre les artistes et leur public.
Le label Blog up musique expérimente ce rapport musique-web avec un jeune public (mais pas que) en proposant chaque année depuis 2006 une compilation de berceuses écrites et offertes par des musiciens indépendants (pop, rock, électro ...). Après le succès du 3e épisode, voici le temps de la 4e saison : 24 titres d'artistes allant de François Virot à Milkymee, en passant par Benjamin Fincher et le chanteur malien Sidi Touré.
Pour la deuxième année consécutive, les dessins des pochettes ont été réalisés par des enfants dans le cadre d'ateliers organisés par les espaces numériques de la Bibliothèque municipale de Lyon.
Pour en savoir plus :
Télécharger Have a good night#4
Télécharger les pochettes
[Mots-clefs du jour : creative zen reconnu par gnomad mais pas monté]
02 mars 2009
Reprise et reprises
Pas beaucoup de temps quand on court un peu partout (oula oui plus d'un mois). L'avantage quand on prépare un atelier et une conférence sur la musique et le web (ce jeudi clic clic, en ligne ici), c'est qu'on peut passer une bonne partie de la journée sur le web pour repérer les sites référents et donc écouter de la musique non pas en travaillant, mais pour travailler, hé hé1.
Halte là les Deezer, dans l'esprit Daytrotter, le blog Zvok est une véritable radiocrochet de la reprise à thème. A l'initiative de Kek & Ak plus connus pour leurs blogs BD et d'illustrations, les internautes peuvent envoyer leurs compositions en mp3, uniquement des reprises, choisies à partir d'un thème publié chaque mois.
Le disco nous a valu de beaux fous rires, et on se surprend à croiser un Village people digne de Divine Comedy (In the navy), des Bee Gees au coin du feu (Night Fever), du Mickael en 8bits (Don't stop till you get enough) ou du Patrick Fernandez en Gospel (Born to be alive).
Attention, le prochain thème concerne les génériques TV. Quel talent !2
[Mots-clefs du jour : beat generation saint nazaire]
1 - Merci collègues pour votre patience.
2 - Et puis ça donne vraiment envie de travailler.
08 décembre 2008
Mes premiers pas en Ubuntu (2) - Electro Fonts
Cela faisait longtemps que je n'avais pas témoigné sur ma migration. Je n'ai pas vraiment exploré toutes les possibilités du nouveau système, me réservant des immersions pour des cas concrets et délicats comme résoudre un truc qui me bloque et m'agace. Afin de convaincre que les cas ne sont pas délicats et agaçants très longtemps, je vais illustrer ce propos par deux affectations essentielles : la musique et la typo. Et puis n'oubliez pas que la communauté française d'Ubuntu propose de nombreuses aides et un forum très actif.
La typo
La base de polices de caractères n'étant pas des plus fournies, il me fallait trouver le mode opératoire pour ajouter des polices supplémentaires. Et bien rien de plus simple après quelques minutes passées sur le forum. Il suffit de créer un dossier .fonts dans votre dossier personnel d'utilisateur et d'y copier le fichier de la police. Sachez que les polices TrueType (.TTF) sont reconnues par Ubuntu. A vous donc les choix de polices de Dafont et bien sûr Fontstruct. Franchement j'ai pu très simplement faire un flyer sous Scribus avec les polices installées deux minutes plus tôt, un vrai bonheur.
Pour retrouver par la suite votre dossier .fonts, allez dans votre dossier d'utilisateur et ajoutez /.fonts à la suite de l'adresse d'emplacement (cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir et voir l'exemple). il s'ouvrira automatiquement avec les polices déjà installées.
La musique
Bon je n'avais qu'à ne pas acheter un lecteur Creative Zen plus pour mes longs trajets en vélo train me direz-vous. Creative est développé sous Windows mais là encore, un petit tour sur le forum de la communauté m'a permis d'apprendre que le logiciel gnomad 2 me permet d'importer des fichiers audio sans problème. d'autres solutions plus polyvalentes existent.
Pour installer gnomad 2, rien de plus simple : il suffit de choisir l'option Ajouter/Supprimer du menu Applications de votre Ubuntu. taper gnomad 2 dans l'interface de recherche puis cochez gnomad 2 avant de valider son installation. Boum, ça y est , le logiciel est rapidement installé et votre zen est reconnu (certaines versions nécessitent des paquets supplémentaires, tout est expliqué sur le forum).
Les cas concrets me rassurent de jour en jour. il va falloir que je me coltine des cas plus pénibles pour la prochaine fois !
[Mots-clefs du jour : recevez par poste revue maths gratuite]
26 août 2008
La communauté du libre au service du livre audio
LibriVox est au livre ce que Dogmazik est à la musique, à savoir la diffusion libre, gratuite et légale de supports audio. L'esprit du libre et du 2.0 ont inspiré au fondateur Hugh Mcguire, cette plateforme de livres tombés dans le domaine public enregistrés et mis en ligne par des bénévoles. La page d'accueil est vous offre ainsi très clairement d'écouter ou de ... lire !
Les volunteers lecteurs peuvent ainsi proposer leurs services de textes libres de droits dont le site donne une définition internationale (avec mise à jour française ?). Librivox s'appuie sur le Projet Gutenberg pour sélectionner les titres (les francophones pourront également s'appuyer sur Wikisource), mais on peut très bien imaginer des partenariats avec des auteurs et des éditeurs pour mettre en valeur des textes ou des extraits de recueils contemporains.
Les lecteurs ont quant à eux la possibilité de télécharger et de podcaster un catalogue de fictions, documentaires, poésie et art dramatique en format mp3 et ogg . Le catalogue très ergonomique est accessible par synthèse vocale pour les internautes déficients visuels, chaque fiche propose un résumé et des liens externes sur le livre ou l'auteur.
Le fonds francophone dispose actuellement de 60 titres en ligne ou en cours d'enregistrement, dont le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas et des inédits de Jules Verne ! Un formidable outil de diffusion de la culture francophone et un medium accessible pour mettre en avant des textes qui ne sont plus ou pas édités.
[Mots-clefs du jour : télécharger richard berry leçon inaugurale]
28 février 2008
Fais passer le podcast dans ta bib'
Un rituel du lundi matin consiste à faire la liste des programmes radio en cours et à venir, de télécharger ou écouter les émissions loupées de la semaine, bref de baladodiffuser. ca va de mes émissions préférées de France Culture comme Sur les docks, la fabrique ou Les lundis de l'histoire, des Blacks sessions de Lenoir ou autres podcasts rock pop indé, des conférences glanées chez quelques veilleurs numériques.
Et puis un lundi, je télécharge sur le site du Collège de France la leçon inaugurale de Gérard Berry, premier titulaire de la chaire d'innovation technologique : Pourquoi et comment le monde devient numérique. Je tombe sur la liste des podcasts et cet énoncé : vous pouvez sous certaines conditions [citer le nom de l'auteur, la provenance collègesque de l'enregistrement, demander l'autorisation de diffusion et ne pas modifier l'enregistrement] diffuser les enregistrements déposés sur le site web du Collège de France.
Et je me prends à rêver d'une bibliothèque qui proposerait une sélection de podcasts institutionnels ou non, classés par thèmes et téléchargeables gratuitement bien après leur mise à disposition sur les sites d'origine. Et pas loin sur une table, une sélection de docs pour en savoir plus ... Rêvons donc
- De mettre à disposition des ordinateurs qui donnent accès à toute diffusion audio en ligne ou téléchargeable légalement.
- De distribuer des clefs Framakey avec des netvibes prêts à l'emploi.
- D'acquérir du web via des offices numériques.
[mots-clefs du jour : Aurélie Pétrel Japon]
31 janvier 2008
A RSS is a RSS is a RSS is a RSS
« Tout le monde reçoit tellement d'informations toute la journée qu'on en perd le sens commun. On écoute tellement qu'on oublie d'être naturel.
C'est une belle histoire. »
Gertrude Stein, Réflexion sur la bombe atomique in Flirter au Bon Marché.
C'est l'histoire d'un livre qui reprend beaucoup d'autres livres. Pour toute autre raison aller dans une librairie et s'intéresser à ce qui est, se questionner sur ce qui n'est pas. Celui-là je l'attendais, celui-là je le veux, mais il y en a tellement qui sont. Comment faire pour savoir ce qui est.
Présenter le dernier recueil de Gertrude Stein en salle et proposer sur son site une critique et un podcast pour en savoir plus. On reçoit tellement. On écoute tellement.
C'est une belle histoire.
[Mots-clefs du jour : restaurants branchés à VANNES]
27 septembre 2007
Partout, comme chez soi

Oui Netvibes, mon ami, grâce à toi mes idées s'organisent, ma revue de presse devient agréable et ce chez moi comme au bureau, en vadrouille ou en fixe. Je choisis mes sites à suivre, les widgets qui changent ma vie (du générateur de velo'v au suivi de mes objets sur ebay). Je commence par une page light avec café : un petit libé, les derniers mails, la météo du week-end, les sites de copains, les trucs à ne pas oublier et j'enchaîne sur les onglets pro. Tout de même. Et puis on se lance dans le rapport urgent pour la veille en écoutant la vie et l'oeuvre de Borges, loupée à cause d'une réunion impromptue. En cas de petite déprime, une prise de vue sur GoogleYahoomaps me téléporte sans nostalgie vers mon lieu de vacances.
Je n'ai rien inventé, François Bon en témoigne de longue date sur son Tiers livre (n°1428) :
La révolution rss : le dimanche matin, il y a 3 ou 4 ans, l’Internet faisait salon, on prenait chacun 2 heures pour aller lire les nouveautés sur les blogs et sites amis. En évacuant les petits carrés pré-fournis par Netvibes, et en les remplaçant par les sites qui nous importent, classés par rubriques (littérature, blogs à suivre, presse, informatique, image), on a d’un coup d’œil, comme dans le journal quotidien, ceux qui ont fait une mise à jour, et en quoi elle consiste, par seul balayage de souris. Du coup, les sites qui n’ont pas évolué vers le rss on ne les regarde plus, comme on perd l’habitude des lettres mises dans des enveloppes et portées à la poste.
Alors oui Netvibes mon ami, mon veilleur, Un remède pour se sentir au boulot comme chez soi, surtout quand on a eu l'impression de se trouver au milieu de la mêlée entre Sébastien Chabal et Paul O'Connell ... Le danger serait de regarder ses flux pro en week-end. Pire, de ne plus prospecter en dehors de ses flux et des recommandations récentes. Cher François, j'ai redécouvert le plaisir de l'enveloppe et des timbres — l'écriture comme un mouvement — j'ai acheté un Lubitel même si mon numérique est plus souvent dans mon sac. Une envie urgente comme ça, de regarder autrement.
A noter : Frédéric de Villamil propose une enquête sur l'utilisation des flux RSS, n'hésitez pas à répondre (jusqu'au 14 octobre 2007) !


