26 septembre 2009
Observatoire en Noir et blanc
L'artiste japonais Tadashi Kawamata a mis en place dans le cadre d'Estuaire un observatoire au rite initiatique et fascinant. Une série d'images de ce passage à travers la lande marécageuse entre le village de Lavau-sur-Loire et l'observatoire.
(photographies prises avec un Lubitel 166-B)
[Mots-clefs du jour : ali baddou et le comte de monte cristo]
13 septembre 2009
Un atelier numérique autour de la grippe A
Interdiction de s'embrasser, de serrer la main, bientôt il sera difficile de se parler sans instituer un périmètre de sécurité personnel. L'entourage guette les symptômes avec l'acuité d'un préhistorien sur un gisement de silex ... bref tentons de dédramatiser avec un petit montage de photo numérique pour s'exprimer sans avoir à ouvrir la bouche.
1 - Portrait photographique : exprimez-vous. Comment dire je vais bien, je me sens mal, entièrement d'accord ou je n'ai pas le temps sans prononcer les mots ? La langue des signes est riche et inspirante bien sûr (un petit tour sur Wikisign ?). Pour les besoins de l'atelier, demandez à chacun d'incarner une expression pour signifier un sentiment (ici pour l'exercice : tout va bien, tout va mal). Photographiez.
2 - Retouche : l'occasion de s'essayer à la numérisation si vous employez comme ici un photomaton, d'aborder les formats numérique et les résolutions, mais aussi une initiation à la retouche d'image numérique avec Gimp ou Paint.net pour refaire à la maison ce qu'on a appris à l'atelier : intégration de texte, luminosité contraste, assembler deux images, et hop :

3 - J'imprime, j'exprime : Et voilà, on imprime et fixe un manche, vous pouvez sortir.

L'imagination est certes indispensable à la réussite de l'atelier, et c'est bien son objectif ...
Mise à jour 26-09-09
[Mots-clefs du jour : point noir sur le nez]
20 juin 2009
Ah c'est fou !!! Photographies d'anonymes
Photo trouvée dans l'excellente librairie du Cours Julien à Marseille.
Une pochette. Des photographies de petite dimension. Et cette mention au verso.
Ce que nous sommes jolies. Ah c'est fou !!!
Les catalans - Juillet 1928.
Deux jeunes femmes montrent leurs jambes et sourient à un(e) photographe [un(e) ami(e) ? Un(e) professionnel[le] de bord de mer ?]. Au dos, une mention intime, souvenir d'une folie osée, les bains de mer de 1928. Ce type de photographie — par le charme de la découverte, l'ignorance totale des circonstances et des noms — prête à l'imaginaire. Il y a un jeu, une émotion aussi à s'approprier une photo trouvée, son histoire, votre rencontre avec elle.
Lorsqu'il n'y a plus personne pour identifier les photographies, elles deviennent anonymes et gardent leur secret. Ne l'oubliez jamais ... [dedicada a Elvira Lazaro (1913-2003) que ha nunca olvidado]
---/// Ma collection sur Flickr ///---
Sur le même sujet :
- Grore Images : Base de données de photos trouvées dans la rue.
- Parmi les nombreux groupes sur Flickr : Antique Photographs, Vintage photo sharing ...
- Histoire d'une bobine trouvée sur Café du commerce.
- Photos jetées, photos trouvées, photos recyclées in Edit #6
- Instants anonymes : critique de l'exposition strasbourgeoise, sur le magazine Etapes
Photo trouvée : critique du livre de Michel Frizot et Cédric de Velgy sur critique.org - Anonymous and The Face in the Lens : livres de référence par Robert Flynn Johnson
Look at me : une collection 2.0 de photos trouvées, par la modern association. - Time tales : autre collection collaborative, classée par période
- Found magazine : pour les archéologues du web, les amoureux de l'imaginaire en quelque sorte ...
[Mots-clefs du jour : pluviométrie année 2007 sur commune de Bourbriac]
05 juin 2009
Retour de loin
Aujourd'hui j'ai fait une énorme bêtise.
Aujourd'hui j'ai le droit, pourquoi ?
Vous aussi, avouez-le en photomaton de la joyeuse de photographie, notamment sur Paris ici. Un article et interview sur cultcrusher.Et puis si vous aimez le photomaton, jetez un oeil sur la galerie Flickr Aux origines du photomaton - Willy Michel. Toujours pas convaincu(e) ? Faites-vous photomater en ligne dans la PhotoCabine (attention : webcam obligatoire).
[Mots-clefs du jour : une personne temoignage sur les tigres]
01 janvier 2009
Objectivités photographiques
Longtemps j'ai parcouru les salles de l'exposition Objectivités, la photographie à Düsseldorf au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Un panorama de photographes allemands autour des mots-clefs séries, paysages, listes et contraintes, photographes qui sont passés ou non par l'école de Düsseldorf mais qui ont tous plus ou moins été influencés par le travail de Bernd & Hilla Becher et de leurs élèves (à l'école de Düsseldorf donc, ah ah, CQFD).
Listes, Séries — Le travail des Becher sur le paysage industriel est défini par son sujet (inventaire du patrimoine industriel) mais aussi par le projet artistique et la mise en forme du résultat photographique, sous forme d'accumulation d'images qui paraissent identiques. L'accrochage met particulièrement en valeur l'aspect sériel dans la salle consacrée aux Becher et à leurs élèves comme Thomas Ruff, Thomas Struth et Candida Höfer.
Séries de châteaux d'eaux et d'usines (Becher), de rues au petit matin (Struth), de portraits et d'intérieurs d'appartements (Ruff) ... Ce modèle formel et ce qu'il dégage par comparaison, accumulation et listes se retrouve dans de nombreux travaux comme les portraits d'Ursula Schulz-Dornburg qui n'a pas fréquenté l'école mais reprend le concept pour révéler le rapport entre le lieu et les habitants dans sa série Arrêts d'autobus en Arménie. La juxtaposition des images apprend à regarder l'ensemble comme l'unité, le lointain comme le moindre détail.
Traces du quotidien — On ne manquera pas l'archéologie de l'objet (la liste donc) d'Hans Peter Feldmann, un travail de collecte sur le quotidien notamment dans Bibliothèque (2005) ou ses Vues de fenêtres de chambre d'hôtel (1975-88). La série de Laurenz Berges sur les maisons abandonnées reprend ce travail d'archéologie/inventaire par l'image. L'artiste photographie les traces de vie sur des lieux laissés à l'abandon depuis longtemps (cf. photo ci-dessus). Un artiste moins connu qui mérite l'attention.
Evolution, entre OuliPo et numérique — La fin de l'exposition consacrée à l'héritage contemporain permet de voir l'évolution de certains photographes comme Candida Höfer (série des musées et bibliothèques historiques), Andreas Gursky (ses grands formats), Thomas Struth (visiteurs au musée du Prado) ou Thomas Ruff (photo de guerre ultra pixellisées). On retrouve les aspects de séries (Höfer), interrogation du regard (Gürsky et Ruth) imprégnés de l'évolution de l'image que ce soit celles inondant les médias numériques (Ruff) ou celle que perçoit désormais le spectateur par sa propre consommation (Struth).
Après ce constat sur l'évolution des élèves Becher, l'oeuvre oulipienne de Jörg Sässe vient remettre le spectateur dans le feu de l'action pour le meilleur, c'est-à-dire l'interrogation du regard sur l'image (avec contrainte donc) et non pas un exposé didactique de ce qu'est l'image. Strässe propose un bloc de 512 photos numérotées et encadrées ainsi qu'une série de fiches recto-verso proposant un thème sur le recto et une série de codes sur le verso. Le spectateur est amené à choisir l'une des fiches puis un code de la fiche. Ce dernier correspond à un accrochage de différentes photographies que le spectateur aura donc contribué à faire découvrir. Combien de décrochages-accrochages dans une journée de visites ?
Pour en savoir plus :
Un dossier thématique autour de l'expo sur le blog Photographie contemporaine.
Un article sur l'installation de Jorg Strässe sur le blog Amateur d'art "par Lunettes Rouges".
[Mots-clefs du jour : les chevaliers paysans de l'an mil au lac de paladru jaoui video]
13 décembre 2008
La déclaration des amoureux

Les amoureux au ban public est un collectif associatif bien connu de qui se sent impliqué par la situation des personnes sans-papiers en France, notamment sur la protection des couples mixtes franco-étrangers puisque comme le rappelle le collectif : Aujourd’hui la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril. Insupportable idée de ne pas pouvoir s'aimer comme tout le monde sans être suspecté(e) de tricher pour avoir des papiers, insupportable de violence quand une réglementation arbitraire accumule les entraves et remet en cause un projet de vie.
Alors.
Pour casser l'image il y a l'image et le travail de la photographe Florence Roller qui a photographié des couples franco-étrangers dans leur univers personnel (clic clic sur LibéLyon). Ses photographies seront exposées à la mairie du 1er arrondissement de Lyon du 17 au 19 décembre.
Pour en savoir plus sur le travail de Florence Roller, consultez son site Internet.
[Mots-clefs du jour : genre documents sonores mediatheque]
31 juillet 2008
La Catalina
Catalina de Erauso, personnage de roman, personnage de film, personnage par définition. Figure historique née à San Sebastian (Pays Basque espagnol) en 1592 et contée par Thomas de Quincey, Alexis de Valon (1847), Florence Delay (1994), Eduardo Manet (2006).
Nonne devenue soldat, aventurière faite aventurier, obtient du pape Urbain VIII de garder ses habits d'homme du fait de ses exploits militaires. Son autobiographie disponible sur le web en espagnol a été traduite en français.
Retrouvée avec plaisir à Donostia, assurément l'héroïne de l'été, digne d'être contée dans une bande-dessinée (mais je ne veux pas mettre la pression).
[Couverture de Life créée sur Mag my pic]
[Mots-clefs du jour : reading is sexy]
10 juin 2008
Piège de blog

Imaginez un(e) ami(e) vous annonçant avoir rencontré une personne qui vous connait, qui vous connait bien même ... mais par votre blog. Cette personne envoie de temps en temps des commentaires vous faisant comprendre que le connu et l'inconnu sont relatifs. Et c'est très agaçant car on se sent partir avec avec un handicap sur un terrain sableux.
Alors rendez-vous fut pris dans deux pièces séparées. Deux témoins, on ouvre le rideau. Et ... découverte que son pseudonyme n'est autre que Lewis Carole — Friant.
Merci Alice.
[Mots-clefs du jour : magasin de vetement annee 60 a vannes]
23 février 2008
Quand le buzz devient un livre
Le grand buzz du moment s'appelle Sleeveface, où comment des Gallois férus de vinyles ont créé via le net la plus belle réhabilitation des pochettes 33 et 45t (merci à Desperate en ce qui me concerne :).
Se prendre en photo avec une pochette est devenu un phénomène mondial largement colporté par les blogs puis les médias radio, télé et web, habilement publié sur les communautés Flickr & Facebook par les deux créateurs John Rostron et Carl Morris.
John Rostron a annoncé sur son blog Mostly on a music tip le 29 janvier qu'un livre des plus belles sleevefaces était en préparation avec un éditeur américain :
"It will be a great book, and a one-off opportunity for us to do something like this, so we intend to have a lot of fun with it on the way. Sleeveface is great fun - I love everyone getting into it, some of the ideas, the photos, the stories. I love the emails from all over the world. But I also love that it gets people into vinyl or the artwork."
Et en effet certains contributeurs ont reçu de la part des auteurs de Sleeveface un mail leur demandant l'autorisation de publier certaine(s) de leur artwork en haute définition en vue de publier ledit livre. Dans un article paru sur le site de la BBC, John Rostron confirme la parution du livre et annonce la future organisation de soirées Sleeveface. Ben pour nous c'est déjà fait !
[mots-clefs du jour : entrailles du mammouth]
30 janvier 2008
Le vinyle c'est fantastique
En hommage au très bel appel (pour des soirées réussies) de Desperate Librarian Housewife, redécouvrez votre discographie vinyle1. Et puisqu'il n'y a pas que Pauline Julien dans la vie, voici un exemple de contribution.
Keep on' ...

1 Une autre méthode pour mettre en valeur les contenus ?
[Mots-clefs du jour : gerda taro pyjama]










