13 novembre 2009
Rendre ses ordinateurs accessibles aux déficients visuels
A l'heure où le Bulletin des Bibliothèques de France publie un intéressant dossier intitulé de l'accès à l'accessibilité, penchons-nous un peu sur l'équipement numérique accessible aux personnes déficientes visuelles pour les particuliers comme pour les entreprises et les services publics ...
Des solutions numériques existent pour permettre aux non voyants et malvoyants d'utiliser confortablement l'outil informatique, mais elles nécessitent souvent un investissement et un apprentissage conséquents. En France, la plupart des personnes déficientes visuelles utilisent un logiciel de grossissement comme Zoomtext (690€ environ pour une licence privée) ou des lecteurs d'écran du type Jaws (plus de 1500€ pour un particulier) ou Window Eyes (plus de 900€). Ajouter à cela un scanner avec OCR afin de numériser l'imprimé et vous constaterez le frein évident pour s'équiper à domicile, se lancer dans l'initiation voire équiper son collège, cybercafé, espace numérique, entreprise.
Le lecteur d'écran libre et gratuit NVDA offre aujourd'hui une solution très performante qui permet un usage assez proche des synthèses les plus courantes. D'ailleurs les utilisateurs ne s'y sont pas trompés puisque les deux derniers sondages réalisés par Web Accessibility in Mind auprès d'utilisateurs montrent une nette progression de NVDA depuis la dernière version de février 2009 1. Cette dernière version donne pleinement satisfaction, notamment sur l'application la plus complexe pour l'accessibilité : Internet. La version française et les différentes voix proposées aux utilisateurs francophones sont à la hauteur des synthèses payantes, l'utilisateur de Jaws se retrouvera en terrain connu et n'aura pas à réapprendre un autre de mode de fonctionnement (les raccourcis sur Internet sont optimisés avec Firefox).
- Un particulier peut ainsi s'initier le maniement de l'ordinateur et ses principales fonctionnalités (environnement PC, Internet, traitement de texte, messagerie électroniques ...) sans avoir forcément à investir dans un matériel couteux.
- Une entreprise peut rendre accessibles ses postes informatiques, un frein en moins à l'embauche de personnes déficientes visuelles.
- Un espace numérique ou cybercafé peut donner accès à ses postes informatiques à moindre frais, un premier pas pour s'initier aux fonctionnalités techniques liées aux lecteurs d'écran, à l'accueil et l'accompagnement du public déficient visuel.
Ajoutons que NVDA existe en version portable (clef ou DD si vous souhaitez tester), téléchargeable comme toutes les versions françaises sur ce lien.
Si vous souhaitez en savoir plus pour apprendre le maniement de NVDA, JAWS, Zoomtext & co :
- Un précédent billet : le handicap, le livre et le numérique
Présentation, téléchargement et ressources d'apprentissage sur le site francophone NVDA
- Tutoriels et présentations sur Ideose
- Groupe de discussion ALLOS (Accessibilité des Logiciels Libres et Open Source)
- Cours d'informatique de l'Association Valentin Haüy
- Cours d'initiation à l'informatique pour personnes déficientes visuelles sur le site de l'EATT
- ... les commentaires en bas de ce billet !
[Mots-clefs du jour : punks à chien a saint brieuc]
28 juillet 2009
Mes premiers pas en Ubuntu (4) - Vilain manchot et gentille communauté
Méchant manchot, méchant(1)
Ce week-end j'ai eu très mal : une mise à jour de mon Hardy Heron a planté et depuis mon ordinateur merdoie. Les connexions réseaux ne s'ouvrent pas, les supports amovibles ne se montent pas, les (dés)installations de paquets et programmes ne répondent pas, bref c'est la mega cagada.
Bon ne paniquons pas, vous n'ignorez pas depuis mon dernier article sur le sujet que la communauté française Ubuntu est hyper réactive. Vous n'ignorez pas non plus qu'il faut connaître le klingon pour communiquer avec les membres de ladite communauté et comprendre leurs explications. Ambiance ...
Par la puissance du chroot
Les messages d'appels au secours concernant mon problème fleurissent sur les forums. On n'imagine pas combien d'ubuntistes débutants se sont retrouvés dégoûtés par le plantage du dkpg à configuer manuellement (je ne fais que reproduire le message d'erreur de mon ordinateur). Malheureusement si les réponses fleurissent, elles me sont inaccessibles. je veux bien être en root dans le sudo en me mettant en chroot pour plus de sécurité mais bon ...
Finalement je trouve une réponse plus simple à mon goût tout en ne sachant pas vraiment comment me mettre en route dans le ... sudo. Car pour l'ubuntien généreux de ses connaissances, aller dans le sudo en mode root va de soi. Se documenter permet de parler le même langage, mais il n'en reste pas moins impressionnant.
Sudo ceinture jaune clair
Aller c'est parti : l'ordi plante au premier démarrage et finit par atterrir sur le bureau à la deuxième fois (brrrr ça commence bien). La documentation bien en main, je me lance sur le terminal.
- Un petit dpkg --configure -a, rien ne se passe(2). Bon.
- Ah oui il faut que je sois en root c-a-d en super utilisateur. Il me demande un mot de passe (je le savais hi hi !)
- Il n'accepte pas le mot de passe, un autre ? Non plus. P'tin ...
- (la doc) : Par défaut, le compte superutilisateur n'a pas de mot de passe sous Ubuntu (...) L'installateur de Ubuntu configure plutôt l'utilitaire
sudo (...) - Bon allez je me lance avec (si j'ai bien tout compris) un sudo dpkg --configure -a
- Ouééééé il y a des trucs qui défilent et je dois relancer l'ordi (sauvagement car il ne veut rien entendre après mon massage sudo) !
- Je reconnais mon bureau, je lance Firefox et /// miracle /// Je finis le billet que vous êtes en train de lire.
Moralité : pas besoin de Sainte Rita ce soir, j'ai fait mes premiers pas sur le terminal. Riez hardis hérons mais pensez au grand nombre de néo-ubuntiens qui se retrouvent dans la 4e dimension. C'est eux qu'il faut convaincre désormais.
[Mots-clefs du jour : zone industriel de l'epluche]
(1) Le symbole de Linux est un manchot et non un pingouin, on se cultive un peu ...
(2) Je passe sur le fait que j'avais zappé les espaces entre dpkg et -- et entre configure et -a, la honte.
19 janvier 2009
Mes premiers pas en Ubuntu (3) - Je fais mes paquets
Le hardy heron m'a donné quelques fils à retordre cette semaine. Ma version OpenOffice fournie avec Ubuntu 8.04 était en anglais et mine de rien la migration est certes assistée mais autant migrer dans sa langue natale, car c'est suffisamment subtil comme ça. Bref même si j'ai l'occasion d'utiliser l'anglais très régulièrement dans mon travail, autant se donner un petit confort supplémentaire, non ?
Premier réflexe, aller sur le forum de la communauté française, la grande famille du libre ne laisse jamais tomber les débutants comme les plus avertis. Mais bon, lorsque je vois le niveau des questions et celui des réponses, parfois ça pousse à la crise de rire nerveux, genre :
Je suis sous Ubuntu 8.04 Edition 64 bits, et j'aimerais installer Openoffice.org 3.0.
Seulement sur le site officiel ( http://fr.openoffice.org/about-downloads.html ) les DEBs et les RPMs sont pour l'architecture i386 ( cela vaut également pour le pack langue ) !
Alors quelqu'un sur ce forum aurait-il l'amabilité de me donner un lien pour l'édition x64, car jusqu'à maintenant mes recherches sont restées infructueuses, et si besoin la méthode d'installation...
Merci d'avance !
Car il faut bien dire qu'on ne se sent pas toujours légitime dans la manipulation. Je rencontre souvent des personnes qui redoute d'utiliser leur ordinateur de peur de tout casser. J'utilise alors une bonne vieille métaphore : on peut conduire sa voiture tous les jours sans forcément être un spécialiste du changement de durite ou de la courroie de distribution. Oui, la personne convient qu'elle n'appréhende absolument pas de conduire sa voiture alors qu'elle n'y connaît rien en mécanique et conclue qu'il n'y a pas de raison pour que ça change avec l'ordinateur, le tout est de connaître le code de la route. Bon avec Ubuntu il faut quand même bien mettre un peu la main dans le moteur.
Alors j'ai suivi un premier conseil : télécharger la version 3.0 d'OOo, ce qui s'est avéré plus délicat même avec un accompagnement attentif. Pas envie de me lancer tout de suite dans les terminaux pour l'instant, on passe directement à la deuxième option : télécharger des paquets en français de 2.04 compatibles avec ma version. Je vous passe l'arrachage de cheveux entre les messages d'erreur, les non-reconnaissances du gestionnaire, le dézippage récalcitrant, le juron, les allers-retour sur le forum et puis finalement une lumière : rechercher dans le gestionnaire les paquets qui dépendent de ma version d'OOo, double cliquer sur un pack en français pour l'activer et là miracle : tous les paquets non installés apparaissent, on les coche, on les chérit, on ouvre OOo qui est désormais en français.
Plus tard, j'ai appris sur un message du forum, noyé dans la masse d'autres messages sur le même sujet, qu'il suffisait d'aller dans le menu de prise en charge linguistique et de cocher français. Il apparaît en effet que les internautes sont très solidaires et les réponses très nombreuses pour un même sujet. Il ne faut pas hésiter à parcourir le forum de manière approfondie pour trouver la méthode qui vous parait la plus accessible, ce que je n'avais pas fait bien évidemment. Ah ah ah, j'ai rit très fort et tout mis en klingon (cf. image ci-dessus). Depuis ça va beaucoup mieux.
[Mots-clefs du jour : bonne année lumineuse et sonore]
08 décembre 2008
Mes premiers pas en Ubuntu (2) - Electro Fonts
Cela faisait longtemps que je n'avais pas témoigné sur ma migration. Je n'ai pas vraiment exploré toutes les possibilités du nouveau système, me réservant des immersions pour des cas concrets et délicats comme résoudre un truc qui me bloque et m'agace. Afin de convaincre que les cas ne sont pas délicats et agaçants très longtemps, je vais illustrer ce propos par deux affectations essentielles : la musique et la typo. Et puis n'oubliez pas que la communauté française d'Ubuntu propose de nombreuses aides et un forum très actif.
La typo
La base de polices de caractères n'étant pas des plus fournies, il me fallait trouver le mode opératoire pour ajouter des polices supplémentaires. Et bien rien de plus simple après quelques minutes passées sur le forum. Il suffit de créer un dossier .fonts dans votre dossier personnel d'utilisateur et d'y copier le fichier de la police. Sachez que les polices TrueType (.TTF) sont reconnues par Ubuntu. A vous donc les choix de polices de Dafont et bien sûr Fontstruct. Franchement j'ai pu très simplement faire un flyer sous Scribus avec les polices installées deux minutes plus tôt, un vrai bonheur.
Pour retrouver par la suite votre dossier .fonts, allez dans votre dossier d'utilisateur et ajoutez /.fonts à la suite de l'adresse d'emplacement (cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir et voir l'exemple). il s'ouvrira automatiquement avec les polices déjà installées.
La musique
Bon je n'avais qu'à ne pas acheter un lecteur Creative Zen plus pour mes longs trajets en vélo train me direz-vous. Creative est développé sous Windows mais là encore, un petit tour sur le forum de la communauté m'a permis d'apprendre que le logiciel gnomad 2 me permet d'importer des fichiers audio sans problème. d'autres solutions plus polyvalentes existent.
Pour installer gnomad 2, rien de plus simple : il suffit de choisir l'option Ajouter/Supprimer du menu Applications de votre Ubuntu. taper gnomad 2 dans l'interface de recherche puis cochez gnomad 2 avant de valider son installation. Boum, ça y est , le logiciel est rapidement installé et votre zen est reconnu (certaines versions nécessitent des paquets supplémentaires, tout est expliqué sur le forum).
Les cas concrets me rassurent de jour en jour. il va falloir que je me coltine des cas plus pénibles pour la prochaine fois !
[Mots-clefs du jour : recevez par poste revue maths gratuite]
27 septembre 2008
Le Tigre, une revue libre

-« Bonjour, vous êtes le Tigre ?
- …
- Pourquoi avez-vous choisi ce nom ? Ça a un rapport avec le groupe de rock ?
- … »
Oui, il fallait être là ce vendredi pour entendre ce curieux rapprochement entre un groupe de rock grrrrl et un journal au nom grrrr tout court. Curieux mais pas si curieux : alternatif grrrr est le rapprochement qu’une femme passée par hasard ce soir là mit dans nos petites têtes punk-rock.


Né en 2006, Le Tigre se repère dans la jungle des revues par deux (bons) points remarquables : tout d’abord une mise en page réglée au cordeau, inspiration miscellanées anciennes et almanach (bien avant l’autre là, chez Allia). Le Tigre est beau, graphiquement complexe et soigné, un exemple de lisibilité. Inspiré de la presse à typographie affirmée, il est réalisé entièrement avec des logiciels libres, notamment Scribus pour la mise en page, SPIP pour la mise en ligne et donne sa recette.


Et puis le Tigre, c’est un contenu, un ton libre de publicités exceptées les fausses et les recyclées. Textes, photographies et illustrations tournent autour des grands rendez-vous que sont l’Actualité & l’International (reportages, chroniques …), la Sommation (la vraie vie de la conso), les Tigreries (almanach, pitreries), l’Euphrate (journal mode d’emploi). On pense à la presse de reportages où les brèves s’effaçaient derrière le profond. Ça mijote, jamais on ne s’ennuie, souvent avec un sourire en coin mais pas que. Ça chasse toutes les proies sur tous les sujets, pourvu que le regard soit décalé et apporte quelque chose.


Le Tigre est joueur et se donne des contraintes. Dans la mise en page bien sûr, mais aussi le contenu. Le plaisir de retrouver chaque mois l’aaamour (une personne choisit un mot définissant l’amour et raconte) et les coups de fil d'Arenaud Poun. Il n’y a pas d’autres futilités que de se retrouver dans cet univers de curieux magazine curieux qui n’est pas sans rappeler Monsieur Toussaint Louverture.
Ah lecteur tu peux participer aux jeux de citations de bas de page, aux suggestions d’illustrations (de tigre), et rencontrer l’animal, parfois en tournée. D’ailleurs il n’est pas trop tard pour rencontrer le Tigre sur Lyon, ce soir dès 20h.
[Mots-clefs du jour : le concept de la caverne d'Ali baba virtuelle]
15 septembre 2008
Mes premiers pas en Ubuntu (1) - Et hop !

Résumé des épisodes précédents : mon ordinateur, compagnon de longue date, s'en est allé de sa belle mort (belle parce que le disque dur a pu être récupéré et transformé en boîtier externe). Commande est passée d'une nouvelle unité auprès d'un assembleur. Je décide de passer entièrement en logiciels libres. Adieu Windows.
Il y a peu, je parlais de l'évidence de l'usage des logiciels libres en bibliothèque, Bibliobsession a milité pour l'adoption de Firefox dans les bibliothèques. Parce que qui dit bibliothèque dit également mise en valeur auprès du grand public mais aussi d'une liberté d'utilisation adaptée à ses pratiques. Les solutions libres ne me sont pas inconnues mais là c'est le grand saut vers un nouveau système, un système dont la réputation en fait un outil approprié aux techniciens, à ceux qui n'hésitent pas à démonter le capot et mettre les mains dans les langages. Et bien soit, les réputations sont aussi faites pour être affinées, voyons ce que les non-techniciens peuvent en tirer.
Installation : il est très facile de se procurer Ubuntu, que ce soit en le téléchargeant sur le site francophone ou en demandant gratuitement un exemplaire du CD. Il est possible de se procurer des versions moins gourmandes pour des ordinateurs plus anciens comme feu mon précédent ordinateur. Bref, on place le CD 8.04 Hardy Heron, on choisit sa langue (basque et breton sont prévus, c'est ça le libre, je souris), quelques instructions très simples se succèdent (choix d'un identifiant ...). Moins d'une demi-heure plus tard, le bureau s'affiche. Tadaaa
Le transfert (du propriétaire vers le libre) s'accompagne toujours d'une petite adaptation, mais il faut avouer que l'organisation du bureau et des différentes barres d'accès aux menus restent dans le connu. Des logiciels sont directement intégrés (OpenOffice, Gimp, Firefox ...), rendant l'ordinateur opérationnel avant la moindre configuration.
Connexion Internet : ma hantise s'affirme quand il s'agit de brancher la box ADSL pour connecter l'ordinateur à Internet. Je frémis à l'idée de complications de configurations de réseau, identifiants et tutti. Je branche le câble de connexion sur l'ordinateur, ouvre le navigateur et lance une page quelconque. Ça marche ! Le système a lui-même reconnu le modem aussi simplement qu'une clef USB.
Ça se complique : qui dit Internet dit téléchargement d'antivirus et autres protections. Adieu le double-clic d'installation, bonjour la gestion des paquets. On me parle de mode graphique et de lignes de commande, je soupire.La documentation et la communauté sont là pour aider les débutants heureusement. Et le système est naturellement moins exposé que Windows. Certains membres de la communauté estiment même que l'antivirus n'est pas utile.
On verra la prochaine fois pour mes premiers paquets, mais le premier contact est plus que satisfaisant.
Pour en savoir plus, Linux : le journal d'un novice sur Ecrans.fr
[Mots-clefs du jour : serre de jardin itinérante]
10 septembre 2008
Le montage et ça va mieux
Pas toujours facile de se réveiller avec les Matins de France Culture. Pour la douceur, ce matin, ce n'était pas ça. Christine Angot était l'invité d'Ali Baddou pour son dernier roman.
A fond Christine, sur la critique, sur le roman, mais surtout contre et avec contradictions parfois. Alors quand on est en plein sur un montage d'atelier numérique autour de Deezer et Audacity, ça donne envie de faire un petit montage — christine — et ça va tout de suite mieux (extraits de l'émission, bande-son Siouxee & the Banshees). L'imaginaire, la fiction, ça fait aussi partie de la réalité.
PS : j'apprends le jour même que Deezer propose une option réveil matin. CQFD.
[Mots-clefs du jour : 1973 gina pane langue coupée]
26 août 2008
La communauté du libre au service du livre audio
LibriVox est au livre ce que Dogmazik est à la musique, à savoir la diffusion libre, gratuite et légale de supports audio. L'esprit du libre et du 2.0 ont inspiré au fondateur Hugh Mcguire, cette plateforme de livres tombés dans le domaine public enregistrés et mis en ligne par des bénévoles. La page d'accueil est vous offre ainsi très clairement d'écouter ou de ... lire !
Les volunteers lecteurs peuvent ainsi proposer leurs services de textes libres de droits dont le site donne une définition internationale (avec mise à jour française ?). Librivox s'appuie sur le Projet Gutenberg pour sélectionner les titres (les francophones pourront également s'appuyer sur Wikisource), mais on peut très bien imaginer des partenariats avec des auteurs et des éditeurs pour mettre en valeur des textes ou des extraits de recueils contemporains.
Les lecteurs ont quant à eux la possibilité de télécharger et de podcaster un catalogue de fictions, documentaires, poésie et art dramatique en format mp3 et ogg . Le catalogue très ergonomique est accessible par synthèse vocale pour les internautes déficients visuels, chaque fiche propose un résumé et des liens externes sur le livre ou l'auteur.
Le fonds francophone dispose actuellement de 60 titres en ligne ou en cours d'enregistrement, dont le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas et des inédits de Jules Verne ! Un formidable outil de diffusion de la culture francophone et un medium accessible pour mettre en avant des textes qui ne sont plus ou pas édités.
[Mots-clefs du jour : télécharger richard berry leçon inaugurale]
20 juin 2008
Une fête de la musique pop et numérique
Allez cette année, je participe à la fête de la musique. Non pas en jouant du biniou (mon instrument historique) sur les quais de Saône, ni en faisant un solo de batterie avec des vaches sur mon ordi, ni en mettant le volume de ma platine à fond pour concurrencer le groupe traditionnellement invité par mon coiffeur au rez-de-chaussée.
Non, non, non.
Cette année je commence le 21 juin en animant un atelier sur le logiciel libre de montage sonore Audacity. Manipuler du son toute la matinée pour donner une petite recette faite de reportages Arte radio, de sons piqués sur Sound transit, un petit enregistrement micro et des morceaux tirés de la compil' des berceuses de Have a good night #3 (en l'occurence The perfume conspiracy the Orouni & Mina Tindle).
Pour aboutir à cette petite annonce de gare (extrait) !!
Quelques idées pour la soirée :
Bonne fête à toutes et tous !
[Mots-clefs du jour : voix delphine seyrig mp3]
05 avril 2008
Libérez les bibliothèques !
On parle beaucoup de web 2.0, de médiation et et d'adaptation, mais qu'en est-il de l'approche des publics et de leur appropriation de ces nouvelles applications ? L'altruisme des logiciels libres a le même objectif que le 2.0 : apporter un confort supplémentaire, compter sur la communauté pour améliorer un contenu, partager. Pour le grand public, le 2.0 comme le libre suscitent des questions, des visions, nécessitent un accompagnement.
Pourquoi le libre ?
On ne compte pas le nombre de personnes qui se déplacent en Espaces numériques pour s'initier à l'informatique. Ce public a notamment besoin de se sentir rassuré, accompagné, confiant dans l'apprentissage de la machine. Or le public débutant est particulièrement sensible aux repères et la migration éventuelle vers le libre nécessite d'autant plus de médiation. Il est particulièrement déroutant de se former sur Windows XP ou Office 2003 — pour ne parler que des cas les plus courants — et de se retrouver perdu avec Vista et Office 2007 lorsqu'on s'équipe à domicile, sans parler des contraintes financières pour s'équiper sur des logiciels onéreux qui nécessitent des mises à jour payantes et peuvent devenir obsolètes au bout de quelques années.
Le libre offre une alternative à un public exigeant et curieux qui souhaite s'initier à l'informatique sans pour autant investir financièrement pour profiter des différentes applications de l'informatiques modernes. Il n' y a pas de contraintes pour s'initier à la manipulation du son en installant audacity qu'en investissement dans un logiciel avant d'éventuellement abandonner pour passer à autre chose.
Le libre permet également de s'équiper facilement même sans être propriétaire d'un ordinateur personnel (la fameuse Framakey) et de prendre conscience du collaboratif, de la dure réalité des formats comme de la joie de pouvoir manipuler facilement et librement du son, de l'image et du texte.
Pourquoi la bibliothèque ?
Utiliser un logiciel libre quand on a déjà ses repères sur un autre support nécessite une adaptation. Plus simple est la voie de la personne qui utilise pour la première fois, celle-ci s'initie à l'informatique, point. Pour se former aux logiciels, les bibliothèques mettent à disposition un fonds de manuels et cédéroms d'apprentissage, des ordinateurs équipés desdits logiciels (ou accessibles pour une framakey) voire des animateurs numériques pour accompagner et organiser des ateliers.
Proposer le libre est une chose. Passer le système informatique au libre en est une autre. Les acteurs du libre suivent de près les migrations d'institutions comme la Gendarmerie nationale, certaines collectivités et même l'Assemblée nationale. Pourquoi les bibliothèques ne migreraient-elles pas par étapes sur des solutions libres moins coûteuses et sans contraintes de réabonnement de licences pour des centaines de postes ? A quand Firefox sur tous les postes pour proposer des barres personnelles avec les ressources électroniques essentielles ? A quand une configuration libre et modulable en fonction des profils ? A quand un catalogue moins figé qu'une panna cotta qui aurait trop abusé d'agar agar ?
Pour en savoir plus :
L'agenda du libre
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