12 novembre 2010

Je déballe ma bibliothèque

(Cliquer sur l'image pour la voir en plus grand)

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[Mots-clefs du jour : disques vinyls barbapapa] 

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13 octobre 2010

R1132, contrainte automobile du web à l'écran

couverture du livre R1132
couverture et extrait du livre sur le site de l'éditeur

Le web
R1132 comme un nom de code, celui de la Renault 8 Major que Sébastien Morel conduit depuis 1995 sur les routes de France (mais pas que) avec une contrainte : prendre en photo ladite R8 sur les étapes du voyage avec les éventuels accompagnateurs du moment. Des Falaises d'Etretat au château des ducs de Nantes, la 6397-VK-45 offre une perspective de voyage originale sur un site flash sobre et élégant qui met en valeur les photographies au grain très vintage. Comme pour les photographies anonymes, les accompagnateurs deviennent des personnages mystérieux voire familiers (certain(e)s apparaissent sur plusieurs étapes). Notre imaginaire prend place dans la R8.

Le papier
C'est une visite à la librairie Vent d'Ouest du Lieu Unique très investie dans la petite édition, qui m'a permis de connaître ce travail édité au printemps 2010 par l'éditeur lillois L'erre de rien dans la collection Carnets. Ce petit format en papier glacé sous couverte plastique transparente attire le regard et ne déçoit absolument pas quand on ouvre l'un des quatre ouvrages actuellement publiés dans la collection. Une belle idée pour un bel objet qui ne quittera pas votre poche et vous donnera envie d'écrire en textes et images. N'hésitez pas à passer commande sur le site pour partir à Marseille, au Portugal ou en Chine à un prix tout petit, ports compris.

Pour en savoir plus :
R1132 site officiel sur Internet.
La collection des carnets aux éditions l'Erre de rien.
Le facebook de L'erre de rien.


[Mots-clefs du jour : s'approprier un lieu perec]

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15 septembre 2010

Ecrire sur le web, une contrainte ? La réponse d'Anne Savelli

conférence - Le livre numérique, nouveaux supports, nouvelles écritures L'écriture d'Anne Savelli se découvre sur écran et sur papier, et ce de longue date. Ses expériences nées de son premier opus Fenêtre open space ont donné lieu à un blog où elle prolonge l'expérience donnant lieu à une poésie incarnée dans le texte et le web.

Anne est venue expliquer sa démarche d'auteure "connectée" lors d'une conférence  à la Bibliothèque municipale de Lyon le livre numérique : nouveaux supports, nouvelles écritures.

Franck, un style

Depuis le 8 septembre sa démarche s'est prolongée dans un roman intitulé Franck, paru dans la collection La Forêt chez Stock. Roman à une voix, celle de la narratrice qui parcourt le temps et l'espace. Le temps de la rencontre avec Franck, sa jeunesse, sa vie en prison. L'espace entre l'appartement de la narratrice à Paris et la cellule de Franck trop loin. Avant, après, pendant, ici et là-bas. La complexité du récit peut dérouter dans les premières pages mais elle bascule très vite dans la construction d'un récit complexe et très maîtrisée. Le parcours de la narratrice est une contrainte qui donne à voir et à entendre, le rythme des pas et des distances prend pied dans celui de l'écriture.

Il y a longtemps que je n'avais pas lu un roman dont le style si particulier et original se démarque naturellement. Il naît d'une exigence littéraire, d'un synopsis, d'un montage au sens cinématographique du terme, succession de scènes, de plans, de rythmes. Il naît aussi de contraintes qui ne sont pas sans rappeler les ouvrages précédents de l'auteure. Oulipienne et écrivain marcheur donc.

Pourquoi le web ?

Anne Savelli occupe le terrain sur le texte et sur l'écran à travers un site dédié à l'écriture de Franck : Dans la ville haute. A la fois journal de la genèse et matière supplémentaire et complémentaire, le site web était décidé au moment de l'écriture bien avant la publication comme elle l'explique lors de la conférence citée plus haut. Un accompagnement, comme le fut un site blanc pour le bel ouvrage de Philippe Vasset, Un livre blanc.

Dans la ville haute offre donc le parcours de l'auteur entre écriture, doute, rencontre et élaboration finale. On suit ses pas de la maison au bureau de son éditeur, ses séances au 104 et dans les cafés du 19e, ses doutes et sourires, les rencontres avec les librairies et les lecteurs ne font que commencer. Un feuilleton d'auteur au plus près.
Le site permet aussi de suivre les pas de la narratrice entre son et image, complément web parfait du livre, nuages de tags dans le ciel, Paris-Béthune comme vous ne l'avez jamais lu ni entendu.

Pour en savoir plus :

[Mots-clefs du jour : voix de Delphine Seyrig+ratp]

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30 mai 2010

Mon meilleur ami en Bédé

mon_meilleur_ami_smallIl y a deux ans encore on le qualifiait d'en-cours (souvenez-vous). Le projet de Gabriel Dumoulin est désormais officiellement annoncé chez Ego comme X pour le 29 septembre 2010 (dossier de presse, interview et extrait disponibles sur le site de l'éditeur).


Mon meilleur ami est un récit emprunté à la vie de l'auteur et de ses proches. Vie amoureuse et questionnements existentiels sur l'amitié, le sexe et le couple, tel est le matériau principal-mais-pas-que de ce roman graphique que l'éditeur rapproche de l'univers d'Eric Rohmer.

On ressent en effet dans les dialogues cette façon vouée à l'échec de crier "Haydééééée" à chaque femme qu'il croise dans les escaliers des pentes de la Croix-Rousse, et cette méthode implacable de faire un gros plan sur le personnage lorsqu'il va sortir "la phrase" (les planches de la conversation entre Gabriel et son meilleur ami, mises en ligne sur le site de l'éditeur sont particulièrement évocatrices de cette mise en scène des dialogues).

Il collectionne les sujets, les discours avec ses amis et analyse avec tendresse et humour son rapport aux autres et à leurs questionnements, un humour qui oscille entre l'insoutenable légèreté de l'être (en une voire deux bulles) et le burlesque des plans séquences (la chute). Les dialogues et le graphisme très réaliste donnent en tout cas au récit une marque GB, car on l'a vu grandir depuis ses premières productions sur ACD et on a hâte de lire la suite.

[Mots-clefs du jour : bd adulte gabriel dumoulin]

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10 mai 2010

Madoff et le journalisme littéraire

madoff_sealDans la veine des excellents ouvrages du journaliste David Grann publiés l'année dernière (Le Caméléon et Un crime parfait), Allia continue son exploration du journalisme littéraire avec la publication de Madoff, l'homme qui valait cinquante milliards de Mark Seal. Reconnaissons à Allia et à sa collection à 3€ le talent d'une sélection de textes qui nous poussent à la curiosité les yeux fermés.

L'auteur regroupe trois enquêtes précédemment publiée dans Vanity Fair autour de l'événement du 11 décembre 2008 : l'arrestation de Bernard Madoff et la révélation de l'une des plus grandes escroqueries financières de l'histoire : 50 milliards de dollars partis en fumée, des milliers de personnes ruinées.

Le récit journalistique, comme chez David Grann, se lit comme une fiction, se dévore comme un polar dont on a l'intime conviction de réalité et c'est ce qui fait la force de ce que révèle l'écriture. La première partie nous plonge immédiatement dans la matière la plus forte et la plus spectaculaire de l'affaire Madoff : les témoignages des victimes, souvent très fortunées. Troublant de lire et relire la description extraordinaire de cette scène d'un très grand restaurant de Palm Beach où des victimes de Madoff apprennent au même moment qu'elles sont ruinées : cris, hurlements... Une vraie scène de cinéma.

La compilation de ces trois enquêtes est très bien structurée, nous baladant sur ce paysage complexe selon différents points de vue. Un bonheur de lecture.

[Mots-clefs du jour : les effets pervers du bénévolat]

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12 mars 2010

Twitterature, l'écriture absolue ?

copyright jmilles

La conférence intitulée Le livre numérique, nouveaux supports, nouvelles écritures organisée le 27 octobre dernier par la Bibliothèque municipale de Lyon (disponible en ligne sur cette page web) s'interrogeait notamment sur l'influence de l'écran sur notre façon de lire mais aussi d'écrire et produire du contenu.

Lecteurs que nous sommes, nous préférons sans doute un PDF imprimé qu'à un essai étalé sur une page web qui affole l'ascenseur, un article bien construit et dynamique qui renvoie sur des références et étaye ses sources plutôt qu'un pavé indigeste, bref nous ne sommes qu'au démarrage d'une écriture d'une certaine façon adaptée à la lecture écran et aux possibilités de jouer sur plusieurs supports (son, vidéo, texte, images, incrustations de liens ...).

Et puis il y a twitter.

140 caractères pour synthétiser une information, faire passer un lien, outil de veille, outil d'annonce, rester en contact avec collègues de l'étage supérieur, on ne revient pas dessus.

Et la littérature dans tout ça ?

twitterature

La contrainte des 140 caractères inspire les poètes, qu'ils soient oulipiens (140 caractères pas un de plus comme le raconte le journal Le Matin) ou amateurs de haiku (cf. le twaiku sur DesignPile).

Twitterature est un pas supplémentaire vers cet exercice de style, ou comment condenser un récit en quelques tweets. Deux étudiants américains, Alexander Aciman & Emmett Rensin, ont imaginé une cuisine fusion entre classiques de la littérature mondiale et outils numérique nouvelle génération. Cet ouvrage publié dans les classics de Penguin books livre sera bientôt traduit en français (cf. ce facebook dédié).

Oedipe Roi de Sophocle, Du côté de chez Swann de Proust, Don Quichote de Cervantes, Les voyages de Gulliver de Swift ... résumés en une vingtaine de tweets. On appréciera (ou pas) pas l'humour potache twittérien :

"Finally home. Everything good! Wait, who the fuck are. the dudes hitting on Penelope?" (L'Odyssée d'Homère).

Twitt-Quizz

Application twittesque histoire de cultiver ses connaissance de manière ludique, David, Emma, Joëlle et Roland (pour plus de confidentialité les prénoms ont été changés) organisent des concours de twitterature ou comment retrouver le titre et l'auteur d'un ouvrage à partir d'un tweet.

Ce qui donne :

"Cette jeune orpheline est très désemparée, tout le monde abuse de sa naïveté, même (surtout) les religieux. Elle souffre beaucoup, aie, aie."

"Brrrr, il fait froid dans cet hotel, et pis ya personne ?? en plus c' est immense, et sinistre. mais .... LACHEZ CETTE HACHE !!!!!"

Mots-clefs du jour : absence d'écrits chez les gaulois]

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25 avril 2009

Quand le livre devient suspect

scène de ménage au 104

Insurrection à la bibliothèque

Cette information serait-elle passée inaperçue sur la bibliosphère ? La bibliothèque de la communauté de Tarnac vient d'être perquisitionnée par les enquêteurs chargés de "l'affaire" Julien Coupat comme le raconte Libération dans son édition du mardi 21 avril.

Rendez-vous compte : les lectures de Julien Coupat pourraient faire apparaître sa culpabilité parmi les 5000 volumes que compte la bibliothèque comme le marc dans le fond d'une tasse de café.

Grand lecteur, Julien Coupat aurait lu Toni Negri, un ouvrage  sur les black blocks ... Peut-être même étaient-ils abonnés (ceci est une bibliothèque communautaire pas personnelle, ne l'oublions pas) à Végétariens magazine, peut-être même lisaient-ils la série entière de bandes-dessinées Retour à la terre, des ouvrages d'astronomie, des polars scientifiques, des manuels de bricolage ...

Imaginez votre dossier d'abonné à la bibliothèque disséqué par le menu pour faire votre portrait chinois : Débuter sous Ubuntu, le dernier Jonathan Coe, Tout Locas des frères Hernandez, le référent du curry indien, le Phaidon sur Francesca Woodman ... Qui suis-je à tes yeux ? Avez-vous déjà ressenti ce je-ne-sais-quoi d'intimité dévoilé quand une personne regarde de près les étagères de livres dans votre salon ?

La Maison des écrivains a mis en place l'opération Je déballe ma bibliothèque, d'après le titre de l'ouvrage de Walter Benjamin. Vous pouvez accéder à la pétition en ligne sur cette page.

Tous les livres pour ta bibliothèque

Mardi 21 avril ce fut également l'ouverture de la librairie du 104. J'y ai acheté L'insurrection qui vient écrit par le Comité Invisible aux éditions de La Fabrique. La boîte à outils de la librairie propose également le texte de Walter Benjamin, Je déballe ma bibliothèque.

Dans un autre genre, le blog dans ma bibliothèque propose des interviews vidéos de personnalités, enfin plutôt people (dont la plupart du genre William Rejault et Emma Daumas m'étaient totalement inconnus !). Quitte à appréhender les facettes via les lectures d'une personnalité, préférez la bibliothèque de l'artiste Martha Rosler, souvenez-vous. M.Rosler aurait sans aucun doute été surveillée de près vu son catalogue ...

Pour rappel : suis-je ce que je lis, petite archéologie du livre ...

Pour en savoir plus :
Un article de François Bon sur l'insurrection qui vient
Les éditions de La Fabrique

[Mots-clefs du jour : Les bibliothèques libres de cuisson]

google

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11 janvier 2009

La vraie vie d'Hélène Georges

couverture de la vraie vie d'Hélène GeorgesHélène Georges vient de sortir son deuxième recueil de nouvelles chez Michel Lagarde. Première agréable surprise : la couverture bleue apparaît en bonne place dans les librairies spécialisées et soucieuses des petites éditions. On peut donc facilement se procurer La vraie vie d'Hélène Georges et mine de rien c'est une reconnaissance.

Six nouvelles, six prénoms comme autant d'histoires vraies puisque tel est le postulat de ce recueil. Hélène Georges est ici narratrice, témoin et actrice de certaines histoires que l'on suit comme autant de récits de jeunesse (Alain), d'apprentissage amoureux (Camille, Béatrice) et citoyen (Samia). Peu importe qu'elle ait vécu ou soit uniquement dépositaire d'histoires, HG raconte en posant sur ces personnages un regard tendre, d'où peut-être le principe de prendre pour titre de chaque récit le prénom du héros ou de l'héroïne. Certaines nouvelles se terminent de manière déroutante, on aimerait en savoir plus, mais relisez bien en ayant en tête le postulat du vrai, c'est une tranche plus dense  qu'il n'y parait derrière une légèreté apparente. Lorsque Damien va acheter du tabac par exemple, on sent qu'on n'est plus dans le registre de l'anecdote.

Le lecteur de ses précédentes rêveries retrouvera avec plaisir ce trait et cette mise en page si singuliers entre illustration et bande dessinée. Chez Hélène Georges on ne parle pas vraiment de cases mais de plans et de séquences, il n'y a pas de ligne qui délimite vraiment une action d'une autre, comme un rouleau qui défile du début jusqu'à la fin. La première planche de Samia (une des nouvelles les plus réussies à mon avis) est assez caractéristique : dans un même espace, le lecteur découvre le lieu de l'action (la chambre) et Samia enfilant son hidjab dans un mouvement très dansant et élégant. Tout est dit : la dureté de l'apparence (mettre le hidjab pour sortir) et la douceur des personnages dans un même plan. Et oui il y a une densité derrière cette légèreté apparente.

Pour en savoir plus :
une critique sur Bodoï

[Mots-clefs du jour : le comte de Monte-Cristo livre audio gratuit]

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23 février 2008

Quand le buzz devient un livre

raoul_sleevefaceLe grand buzz du moment s'appelle Sleeveface, où comment des Gallois férus de vinyles ont créé via le net la plus belle réhabilitation des pochettes 33 et 45t (merci à Desperate en ce qui me concerne :).

Se prendre en photo avec une pochette est devenu un phénomène mondial largement colporté par les blogs puis les médias radio, télé et web, habilement publié sur les communautés Flickr & Facebook par les deux créateurs John Rostron et Carl Morris.

John Rostron a annoncé sur son blog Mostly on a music tip le 29 janvier qu'un livre des plus belles sleevefaces était en préparation avec un éditeur américain :

"It will be a great book, and a one-off opportunity for us to do something like this, so we intend to have a lot of fun with it on the way. Sleeveface is great fun - I love everyone getting into it, some of the ideas, the photos, the stories. I love the emails from all over the world. But I also love that it gets people into vinyl or the artwork."

Et en effet certains contributeurs ont reçu de la part des auteurs de Sleeveface un mail leur demandant l'autorisation de publier certaine(s) de leur artwork en haute définition en vue de publier ledit livre. Dans un article paru sur le site de la BBC, John Rostron confirme la parution du livre et annonce la future organisation de soirées Sleeveface. Ben pour nous c'est déjà fait !

[mots-clefs du jour : entrailles du mammouth]

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26 décembre 2007

La bibliothèque de Martha Rosler

Il était une fois

Un lieu extraordinaire se trouve actuellement hébergé jusqu'au 20 janvier 2008 à L'Institut National D'Histoire de l'Art, galerie Colbert [merci Isabelle pour le tuyau]. Ce lieu est la bibliothèque personnelle de Martha Rosler, une artiste américaine qui a travaillé dès les années 70 sur la vidéo (son fameux semiotics of the kitchen), l'accointance texte/images et l'influence des médias (n'hésitez pas à visiter son site officiel). Cette bibliothèque itinérante initiée par le réseau d'art contemporain e-flux a déjà été installée a New York, Anvers et Berlin. Chaque lieu reçoit les ouvrages et objets qui forment le coeur du fonds. Chaque lieu se charge de choisir le mobilier et d'organiser la bibliothèque. Le catalogue de plus de 7800 ouvrages collectés depuis les années 60 est disponible sur le site d'e-flux.


Une journée chez Martha Rosler

Entrée gratuite. Vous ne pouvez pas emprunter ni acheter les livres, uniquement à consulter sur place [Les photocopies sont gratuites à hauteur de 20 feuilles par jour et par personne]. Mais quelle place ... A droite de l'entrée, une personne vous accueille, vous renseigne, vous invite. A gauche, les étagères, la table en boise entourée de fauteuils un peu vieillis mais radoucis de coussins hétéroclites. Je discute avec le gardien, je m'installe.

mroslerlibrary1Les ouvrages sont numérotés pour chaque (sous-)catégorie. Je note machinalement : Musique, Art, Littérature, Philosophie française, Féminisme & women studies, Espionnage, Irak, Propagande, Documentaire ... Beaucoup d'ouvrages sur la contre-culture, beaucoup anglo-saxons donc précieux pour nous Français. Le premier ouvrage que je pioche sur une étagère est Subculture the meaning of style de Dick Hebdige (1981). J'y trouve un bon égaré (intentionnellement ?) du PIGMENT Laden fur Künstlerbedarf et daté du 13/04/2006. Je l'empoche et intentionne un autre bon (si besoin me réclamer le précédent, vous pouvez garder celui-ci). je passe du temps sur Sound effects : youth, leisure & the politics of rock'n'roll (1981). Je note. Et sur Black is a color de Elvan Zalbunyan (2005), un ouvrage sur l'expression et l'activisme des artistes noirs américains. Je photocopie un article sur Adrian Piper que je suis depuis la formidable expo à l'IAC en 2003, ainsi que la dédicace à M.Rosler de l'auteur sur la page de garde.

Vous pouvez repartir gratuitement avec le catalogue. Vous venez de participer à une performance, une réussite de bibliothèque libre, gratuite et temporaire.

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