17 novembre 2009
Exposition Arbitraire à l'Epluche-doigts

Dimanche 22 novembre à partir de 18h30
C'est dimanche, fin de journée, que faire sinon trouver un peu de chaleur, d'étonnement et de Ah ! Ah ! en allant au vernissage de l'exposition des illustrateurs et bédéistes du collectif Arbitraire à l'atelier de l'Epluche-doigts ?
Tout cela au 22 rue Creuzet (Lyon 7e - métro Saxe-Gambetta - clic) pour qui aime la BD, les affiches, la sérigraphie et les chips. L'exposition dure jusqu'au 21 janvier, bientôt Noël (pensez aux surprises de l'Epluche-doigts !).
[Mots-clefs du jour : true type barbapapa]
03 avril 2009
Après Sleeveface, Tronches de livres

Dans le cadre du Festival Arts Vivants la Farce, les bibliothécaires de Saint Rambert dans le 9e arrondissement de Lyon ont joué le jeu de l'exposition de portraits inspirée du concept de sleeveface. Les pochettes de vinyles sont remplacées par des couvertures de livres et le résultat est des plus savoureux.
L'exposition est visible à la bibliothèque de Saint Rambert jusqu'au 28 avril. Le portail Arts Vivants sera très certainement conquis par l'envoi de nouvelles contribution, alors ami(e)s internautes et amoureux des livres ...
[Mots-clefs du jour : police ttf a croquer]
21 mars 2009
Insectes et totems à l'épluche-doigts

Dimanche 22 mars à partir de 18h30
Il se passe un truc 22 rue Creuzet (clic) à Lyon pour qui aime la lino, la gravure et les belles rencontres.
L'épluche-doigts invite Sandra Baud à exposer ses insectes et totems pendant deux mois. Patchworks, boîtes à sentiments, collages et impressions font partie de son vocabulaire graphique. Un univers à découvrir dès demain !
Pour en savoir plus :
Sandra Baud sur le collectif retro-vero.
Le blog de Sandra Baud : De la main gauche.
[Mots-clefs du jour : methode pour becher son jardin en images]
01 janvier 2009
Objectivités photographiques
Longtemps j'ai parcouru les salles de l'exposition Objectivités, la photographie à Düsseldorf au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Un panorama de photographes allemands autour des mots-clefs séries, paysages, listes et contraintes, photographes qui sont passés ou non par l'école de Düsseldorf mais qui ont tous plus ou moins été influencés par le travail de Bernd & Hilla Becher et de leurs élèves (à l'école de Düsseldorf donc, ah ah, CQFD).
Listes, Séries — Le travail des Becher sur le paysage industriel est défini par son sujet (inventaire du patrimoine industriel) mais aussi par le projet artistique et la mise en forme du résultat photographique, sous forme d'accumulation d'images qui paraissent identiques. L'accrochage met particulièrement en valeur l'aspect sériel dans la salle consacrée aux Becher et à leurs élèves comme Thomas Ruff, Thomas Struth et Candida Höfer.
Séries de châteaux d'eaux et d'usines (Becher), de rues au petit matin (Struth), de portraits et d'intérieurs d'appartements (Ruff) ... Ce modèle formel et ce qu'il dégage par comparaison, accumulation et listes se retrouve dans de nombreux travaux comme les portraits d'Ursula Schulz-Dornburg qui n'a pas fréquenté l'école mais reprend le concept pour révéler le rapport entre le lieu et les habitants dans sa série Arrêts d'autobus en Arménie. La juxtaposition des images apprend à regarder l'ensemble comme l'unité, le lointain comme le moindre détail.
Traces du quotidien — On ne manquera pas l'archéologie de l'objet (la liste donc) d'Hans Peter Feldmann, un travail de collecte sur le quotidien notamment dans Bibliothèque (2005) ou ses Vues de fenêtres de chambre d'hôtel (1975-88). La série de Laurenz Berges sur les maisons abandonnées reprend ce travail d'archéologie/inventaire par l'image. L'artiste photographie les traces de vie sur des lieux laissés à l'abandon depuis longtemps (cf. photo ci-dessus). Un artiste moins connu qui mérite l'attention.
Evolution, entre OuliPo et numérique — La fin de l'exposition consacrée à l'héritage contemporain permet de voir l'évolution de certains photographes comme Candida Höfer (série des musées et bibliothèques historiques), Andreas Gursky (ses grands formats), Thomas Struth (visiteurs au musée du Prado) ou Thomas Ruff (photo de guerre ultra pixellisées). On retrouve les aspects de séries (Höfer), interrogation du regard (Gürsky et Ruth) imprégnés de l'évolution de l'image que ce soit celles inondant les médias numériques (Ruff) ou celle que perçoit désormais le spectateur par sa propre consommation (Struth).
Après ce constat sur l'évolution des élèves Becher, l'oeuvre oulipienne de Jörg Sässe vient remettre le spectateur dans le feu de l'action pour le meilleur, c'est-à-dire l'interrogation du regard sur l'image (avec contrainte donc) et non pas un exposé didactique de ce qu'est l'image. Strässe propose un bloc de 512 photos numérotées et encadrées ainsi qu'une série de fiches recto-verso proposant un thème sur le recto et une série de codes sur le verso. Le spectateur est amené à choisir l'une des fiches puis un code de la fiche. Ce dernier correspond à un accrochage de différentes photographies que le spectateur aura donc contribué à faire découvrir. Combien de décrochages-accrochages dans une journée de visites ?
Pour en savoir plus :
Un dossier thématique autour de l'expo sur le blog Photographie contemporaine.
Un article sur l'installation de Jorg Strässe sur le blog Amateur d'art "par Lunettes Rouges".
[Mots-clefs du jour : les chevaliers paysans de l'an mil au lac de paladru jaoui video]
13 décembre 2008
La déclaration des amoureux

Les amoureux au ban public est un collectif associatif bien connu de qui se sent impliqué par la situation des personnes sans-papiers en France, notamment sur la protection des couples mixtes franco-étrangers puisque comme le rappelle le collectif : Aujourd’hui la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril. Insupportable idée de ne pas pouvoir s'aimer comme tout le monde sans être suspecté(e) de tricher pour avoir des papiers, insupportable de violence quand une réglementation arbitraire accumule les entraves et remet en cause un projet de vie.
Alors.
Pour casser l'image il y a l'image et le travail de la photographe Florence Roller qui a photographié des couples franco-étrangers dans leur univers personnel (clic clic sur LibéLyon). Ses photographies seront exposées à la mairie du 1er arrondissement de Lyon du 17 au 19 décembre.
Pour en savoir plus sur le travail de Florence Roller, consultez son site Internet.
[Mots-clefs du jour : genre documents sonores mediatheque]
11 décembre 2008
handicap, numérique et culture : le rôle des bibliothèques
Convergences de propos et de lieux. Parfois les pas se mêlent plus qu'à l'habitude. Oui cette semaine tous les pas mènent au numérique, à l'accessibilité et à la culture. La bibliothèque a un rôle de service public fort pour rendre accessible des collections, des pratiques et des savoirs. Le numérique est un outil indispensable pour le rendre accessible à tous. explications des pas.
Numérique tout d'abord avec un travail quotidien d'accompagnement des personnes handicapées au numérique. Quotidien depuis 5 ans avec des personnes déficientes visuelles tout d'abord, puis plus récemment avec des personnes handicapées moteur et malentendantes. De multiples rencontres, une rencontre particulière à chaque fois et un échange permanent pour arriver au mieux à communiquer autour de l'apprentissage de l'outil informatique.
Accessibilité ensuite avec un billet très récent de Bibliofrance sur les sites web des services publics. Et oui tout le monde ne navigue pas avec une souris en regardant l'écran. Le flash, les applications inutilisables, les sites noyés de liens et d'images mal légendés, tout ça demande une architecture de site claire et cohérente.
Culture enfin avec un passage lors de la fête des lumières au collectif Superflux et puis passage devant la galerie de Roger Tator (coordinateur du flux). Choc, à travers la vitre des écrans diffusent des vidéos de très gros plans de personnes non-voyantes dont je reconnais un visage, l'image sans le son. Entrée, présentation, je reconnais un visage, puis un autre, puis un autre. Le travail de Perrine Lacroix, lumières d'aveugles est une réflexion troublante sur nos supports de sensation. Elle a demandé à des personnes non-voyantes de décrire leurs perception de la lumière, les témoignages cassent les mythes de notre association entre voir et ressentir. Ce travail n'est pas sans rappeler celui de Sophie Calle — les aveugles (1986) — où elle demandait à des non-voyants de décrire leur image de la beauté.
Le numérique au service du handicap, un thème qui sera débattu demain vendredi 12 décembre 18h30 à l'auditorium de la bibliothèque de la Part-Dieu (Lyon), pour les cinq ans du premier poste informatique adapté à toutes déficiences visuelles.
[Mots-clefs du jour : ancienne jumelles marine allemande]
03 décembre 2008
Fouillis à l'Epluche-doigts
L'Epluche-doigts vient d'inaugurer sa nouvelle exposition — Fouillis — autour des dernières compositions de Céline Thoué et Pierre Abernot. Dessins, typographie, linogravure, pointes sèches, encrage direct sur plaque de verre ... Les supports et inspirations ne manquent pas et méritent d'y passer un bon moment en leur compagnie. L'occasion également de découvrir leurs dernières productions comme dédé et fifine, et le coffret t'as un point noir sur le nez — bientôt Noël !

[Mots-clefs du jour : quel auteur de BD a choisi un nom de mathématicien]
17 septembre 2008
L'atelier Aquarium expose à l'Epluche-doigts
Pour sa nouvelle exposition de rentrée, l'atelier-galerie de l'épluche-doigts invite l'atelier Aquarium à présenter son travail réalisé sur les presses de l'atelier. L'exposition se déroule jusqu'au 22 novembre. Le vernissage a lieu ce lundi 22 septembre à partir de 18h30.
C'est au 22 rue Creuzet, Lyon 7e et le plan est ici :
[Mots-clefs du jour : comment appréhender sonic youth]
09 septembre 2008
Sonic Youth et la création contemporaine
Après l'art contemporain autour de Georges Perec à Nantes, voici
l'art contemporain autour de Sonic Youth à Saint-Nazaire. Le LiFE accueille jusqu'au 7 septembre une exposition consacrée aux collaborations de Sonic Youth avec de nombreux artistes contemporains plasticiens, vidéastes, illustrateurs, photographes, musiciens, écrivains... L'exposition est gratuite, dense, labyrinthique et difficile sans doute pour les visiteurs qui n'ont aucune référence sur l'identité musicale et artistique du groupe. L'absence de signalétique et l'opacité du document distribué à l'entrée de l'exposition ne permettent pas de se repérer dans les six thématiques qui gravitent autour de la matière Sonic Youth. Les voilà prévenu(e)s.
L'exposition installée dans l'ancienne base sous-marine allemande offre un bel aperçu de la galaxie artistique de Sonic Youth, depuis son matériau de prédilection qu'est la musique, jusqu'aux connections avec des courants artistiques alternatifs et défricheurs qui ont inspiré et contribué à l'univers du groupe. On pense à Fluxus en regardant la vidéo de la performance de SY jouant Piano piece #13 de Georges Maciunas, au land art avec Robert Smithson. On croise bien souvent les auteurs de la beat generation, hallucinante vision de Thurston Moore et Kim Gordon visitant William S. Burrough. Les mots d'Allan Ginsberg et Gregory Corso voisinent. Alan Vega Rue de la Salle. où la lumière venue d'une expérimentation du no wave et du punk. Tels sont les Sonic Youth par facettes exposées.
Plusieurs oeuvres exposées font partie des collections particulières ou sont des oeuvres des membres de Sonic Youth, tel HWY song de Lee Ranaldo, les collages de Thurston Moore, les portraits de Kim Gordon ... Avant tout le visiteur se mêle aux artwork Sonic Youth, depuis les covers de Raymonds Pettibon au parcours emmêlé de la scénographie.
On regrettera le no catalog sur la table, pas l'effort de la visite.
Ajout du 09.09.08 — Le catalogue est disponible aux Presses du Réel.
Pour en savoir plus :
une interview sur le haut parleur de Roland Groenenboom, commissaire de l'exposition Sonic Youth etc.
Un article de l'exposition sur Mouvement
De même sur Poptronics
[Mots-clefs du jour : carte sous-marine musée d'art contemporain lyon]
06 juillet 2008
Georges Perec et l'art contemporain
Le Musée des beaux-Arts de Nantes accueille jusqu'au 12 octobre une exposition intitulée Regarde de tous tes yeux, regarde. Cette expression est de la bouche du bourreau de Michel Strogoff juste avant de lui brûler les yeux avec son sabre incandescent. Cette citation d'un célèbre roman de Jules Verne se retrouve également en exergue de La vie mode d'emploi de Georges Perec.
Nous sommes à Nantes, dans une exposition sur Georges Perec et l'art contemporain. Ce n'est pas une lecture de Perec sur l'art ni un hommage d'artistes sur l'œuvre, plutôt une incarnation plastique de l'œuvre de Perec chez des artistes contemporains. Une autre façon de regarder l'art contemporain, un écho avec l'univers de Georges Perec.
L'exposition est divisée en quatre thèmes perecquiens : autobiographie, règles du jeu, vie quotidienne et roman.
Semiotics of the kitchen de Martha Rosler (déjà évoquée ici) est très représentative de ce regard. Dans cette vidéo tournée dans une cuisine en 1975, l'artiste énumère de A jusqu'à Z les ustensiles non pas pour faire une promotion de leur usage mais en le détournant comme pour mieux dénoncer le rôle qu'on destine à la femme. On retrouve notamment la contrainte (A jusqu'à Z) et l'observation de la vie quotidienne comme support de l'expression. En écho avec les choses, le Désordre de Jean-Louis garnell. Le I got up d'On Kawara trouve sa place auprès des 20 règles et techniques utilisées en 1972 par un enfant de 9 ans de Christian Boltanski, homme d'inventaires et de règles de jeux. Et puis Daniel Firman, Roman Opalka, Marcel Duchamp, Sophie Calle, François Morellet ...
Une exposition à ne pas manquer avant d se lancer — avec un autre regard ? — sur La vie mode d'emploi, Les choses, Espèces d'espaces ...
Pour en savoir plus :
l'art contemporain de Georges Perec sur Paris-art.com par André Rouillé
Beau présent sur fabula.org par Alexandre Geffen
L'émission Tout arrive (2e partie) du 27 juin sur france Culture.
[Mots-clefs du jour : photo d'un amorti de la poitrine]

