08 décembre 2008
Mes premiers pas en Ubuntu (2) - Electro Fonts
Cela faisait longtemps que je n'avais pas témoigné sur ma migration. Je n'ai pas vraiment exploré toutes les possibilités du nouveau système, me réservant des immersions pour des cas concrets et délicats comme résoudre un truc qui me bloque et m'agace. Afin de convaincre que les cas ne sont pas délicats et agaçants très longtemps, je vais illustrer ce propos par deux affectations essentielles : la musique et la typo. Et puis n'oubliez pas que la communauté française d'Ubuntu propose de nombreuses aides et un forum très actif.
La typo
La base de polices de caractères n'étant pas des plus fournies, il me fallait trouver le mode opératoire pour ajouter des polices supplémentaires. Et bien rien de plus simple après quelques minutes passées sur le forum. Il suffit de créer un dossier .fonts dans votre dossier personnel d'utilisateur et d'y copier le fichier de la police. Sachez que les polices TrueType (.TTF) sont reconnues par Ubuntu. A vous donc les choix de polices de Dafont et bien sûr Fontstruct. Franchement j'ai pu très simplement faire un flyer sous Scribus avec les polices installées deux minutes plus tôt, un vrai bonheur.
Pour retrouver par la suite votre dossier .fonts, allez dans votre dossier d'utilisateur et ajoutez /.fonts à la suite de l'adresse d'emplacement (cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir et voir l'exemple). il s'ouvrira automatiquement avec les polices déjà installées.
La musique
Bon je n'avais qu'à ne pas acheter un lecteur Creative Zen plus pour mes longs trajets en vélo train me direz-vous. Creative est développé sous Windows mais là encore, un petit tour sur le forum de la communauté m'a permis d'apprendre que le logiciel gnomad 2 me permet d'importer des fichiers audio sans problème. d'autres solutions plus polyvalentes existent.
Pour installer gnomad 2, rien de plus simple : il suffit de choisir l'option Ajouter/Supprimer du menu Applications de votre Ubuntu. taper gnomad 2 dans l'interface de recherche puis cochez gnomad 2 avant de valider son installation. Boum, ça y est , le logiciel est rapidement installé et votre zen est reconnu (certaines versions nécessitent des paquets supplémentaires, tout est expliqué sur le forum).
Les cas concrets me rassurent de jour en jour. il va falloir que je me coltine des cas plus pénibles pour la prochaine fois !
[Mots-clefs du jour : recevez par poste revue maths gratuite]
23 avril 2008
Le web croque la police
Un nouvel outil gratuit en ligne va faire des heureux parmi les graphistes : Fontstruct. Après une petite inscription classique et une confirmation par mail, vous aurez la possibilité de dessiner vos polices de caractères et d'en faire profiter la planète entière puisque Frontstruct propose également une galerie des différentes polices crées par la communauté, sous licence Creative Commons.
Le site est en anglais mais la maniabilité de l'outil reste très accessibles. La création d'une police de caractères est par contre assez complexe dans le sens ou n'est pas typographe qui veut ... C'est donc un excellent moyen de mesurer la difficulté et la dextérité que nécessite la création d'une police de caractères.
C'est surtout un formidable outil de découverte de polices libres. Et si le sujet vous inspire, n'oubliez pas non plus la liste des éditeurs de polices libres disponibles via Framasoft.
[Mots-clefs du jour : typo logo haribo]
09 août 2007
Précis de conjugaisons ordinaires
Les éditions Xavier Barral ont sorti fin 2006 un excellent petit livre rose intitulé Précis de conjugaisons ordinaires, tentative d'étirement du français figé de Florence Inoué, David Poullard et Guillaume Rannou, trois éminents typogrammairiens. Un bel objet typographique qui réconcilie avec l'imparfait du subjonctif et les locutions populaires (merci à l'Epluche-Doigts pour cette découverte).
Que j'eusse aimé ça, hein ? en primaire me semble être une évidence.

Aller hop ! un petit tour sur l'article du Typographe.
27 avril 2007
En avant la typo
L'atelier de l'Epluche-Doigts expose et organise des ateliers de linogravure et typographie, l'occasion de pratiquer un peu l'argot des typographes en se salissant les mains de plomb et d'encre dans les casses ... L'occasion de se lancer dans la confection de petites cartes rétro-publicitaires pour ACD Revue littéraire.
Un vrai moment de découverte et de dépaysement, on oublie photoshop et Indesign pour manier le composteur, la forme et le rouleau. Un moment très agréable en bonne compagnie, n'hésitez pas à consulter les dates des prochains ateliers pour en faire vous-même l'expérience.

07 septembre 2006
L'argot des typographes
La typographie est vivante, élastique, malicieuse et ce n'est pas l'avènement du numérique qui contredira ce petit bijou de texte écrit par Eugène Boutmy et publié en 1883, j'ai nommé le croustillant Dictionnaire de l’argot des typographes suivi d’un choix de coquilles typographiques. Ledit texte est disponible sur Wikisource (domaine public oblige...), je ne saurai trop vous conseiller l'excellente réédition de la maison marseillaise Le Mot et le Reste qu'une belle rencontre dans une librairie locale m'a permis de découvrir.
Eugène Boutmy était lui-même typographe. Il eut l'excellente idée de rapporter ce patrimoine oral à la fois technique et pittoresque. L'évolution "des" métiers de typographes a petit à petit fait disparaître certaines expressions que ce dictionnaire révèle. On devine une véritable chaîne de compositions où l'on distingue bien le typographe du margeur, du simple correcteur et des autres corps de métiers de l'imprimerie. Ainsi le bourreur de ligne est un Ouvrier qui compose particulièrement des lignes pleines ou courantes, telles que celles des journaux. Par extension c'est un ouvrier chargé des basses tâches. Le cheveu est quant à lui un travail qui offre des difficultés ou qui est ennuyeux et peu lucratif. Par extension, avoir mal au cheveu revient à se prendre la tête à cause des excèse de la veille... Ou comment une fête trop arrosée peut donner un cheveu le lendemain ...
Eugène Boutmy restitue un univers très expressif. Le lecteur imagine sans peine les gestes, les tâches, les situations comme par exemple :
Il pleut !
v. unipers. Exclamation par laquelle un compositeur avertit ses camarades de l’irruption intempestive dans la galerie du prote, du patron ou d’un étranger. Dans quelques maisons, il pleut ! est remplacé par Vingt-deux. Pourquoi vingt-deux ? On n’a jamais pu le savoir.
Les coquilles célèbres ou curieuses sont la cerise sur le gâteau. L'auteur fait la liste explicite d'horreurs et erreurs typographiques particulièrement croustillantes qu'on ne se lasse pas de découvrir...

