27 juin 2009
TGV n°5623
TGV n°5623
envoyé par bakelith
Montage depuis le TGV n°5623 d'un passage à Estuaire 2009 :
installations de Stéphane Thidet au château des Ducs de Bretagne (la
meute) et de Céleste Boursier-Mougenot place du Bouffay ("From here to
ear). Vous pouvez suivre le fil de l'estuaire de la Loire en voiture, en car, à pied, à vélo et bateau en consultant le site d'Estuaire 2009. En bonus ci-dessous, l'oeuvre de Jeppe Hein toujours visible à Couëron (Estuaire 2007).
Jeppe_Hein
envoyé par bakelith
[Mots-clefs du jour : pourquoi les bechers utilisent -ils le travail en serie ?]
14 mars 2009
Un portail de bibliothèque funky et arty
Après Le point G consacré au centre de ressources sur le genre, la Bibliothèque municipale de Lyon a ouvert il y a peu un autre portail thématique consacré cette fois-ci aux Arts vivants, grande spécialité de la médiathèque de Vaise dans le 9e arrondissement.
Le portail Arts Vivants — développé en SPIP — propose plusieurs rubriques : des ressources documentaires, les derniers articles produits sur d'autres supports web de la bibliothèque via des flux RSS (Guichet du Savoir, Points d'actu, forum des doux dingues de la bibliothèques ...), l'actualité des arts vivants et de la médiathèque sous format blog, des petits annonces postées par les internautes ...
Le blog permet d'alimenter de manière régulière une information en temps réel sur les spectacles en cours (la médiathèque est lieu de diffusion et de résidences de compagnies ou d'artistes), l'actualité des arts vivants (revue de presse des médias remis en parallèle avec les resources documentaires de la bibliothèque), les billets d'humeur ... Le résultat est particulièrement réussi parce qu'il met en avant un vrai contenu (et pas seulement un concept com', voir à ce sujet un article bibliobsédé), et surtout parce qu'il utilise tous les supports multimédia audio & vidéo pour illustrer et alimenter l'info (cf. l'interview de la compagnie EmyWay ou cet article sur les bases de la tecktonik).
Et surtout les auteurs s'éclatent, et nous aussi (et le dindon du coup) !
A ne pas manquer : le festival la farce qui propose des ateliers, conférences, expositions et spectacles autour de la mascotte dindon. L'occasion notamment de voir l'extraordinaire film culte Tampopo (ah la cuisson de la crevette) et le sleeveface adapté aux livres (tronches de livres).
[Mots-clefs du jour : yvonne kurkovic en compagnie de brigitte giraud]
01 novembre 2008
Pleins les docs !
Comme chaque année durant tout le mois de novembre, les bibliothèques mettent les films documentaires à l'honneur. Le Mois du Doc est l'événement documentaire qui permet de (re)découvrir les grands réalisateurs du Réel. Vous pouvez consulter le site officiel du Mois du doc pour retrouver toute la programmation près de chez vous1. Le festival est inauguré cette année avec un film repéré à Lussas 2008, La mère, le portrait d'une mère Russe qui qui élève ses enfants dans la dignité malgré des conditions très difficiles. Autour d'elle, ses enfants bien sûr mais aussi ses camarades de kolkhoze, et le non-choix de chacun pour s'en sortir.
Bon comme à chaque fois il est difficile de tout voir mais la curiosité et la découverte guideront vos pas ! Voici les quelques sélections qui correspondent à mon emploi du temps, mais l'ensemble du programme lyonnais est là ! Et quelques concerts, mon dieu ...
1 Notez que le site est en SPIP, well done.
[Mots-clefs du jour : le rhinocéros jacques roubaud]
01 mars 2007
Nouvelle Fête du Livre à Bron
Comme chaque année, la ville de Bron accueille la 21e édition de la Fête du Livre, manifestation ô combien vivante autour des auteurs invités, des oeuvres et un public toujours nombreux. Cette nouvelle édition reprend le principe sans thème général testé pour le 20e anniversaire, mais organise comme à son habitude des thèmes de rencontres, lectures et regards croisés entre les auteurs. Un procédé efficace repris notamment par le Festival America à Vincennes. La Fête du Livre est gratuite, accueille un public à la fois exigeant et curieux de nouvelles découvertes, c'est à ce titre l'une des manifestations les plus importantes en France.
L'édition 2007 aura lieu à l'hippodrome de Bron-Parilly du 9 au 11 mars 2007.
Parmi les invités — avis personnel — à suivre : François Bégaudeau pour Une année en France (rencontre animée par Zahia Rahmani !), Geneviève Brisac & Camille Laurens autour des Carnets de la guerre de Marguerite Duras, je n'irai certainement pas écouter Sylviane Agacinski m'expliquer pourquoi les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus (ça va m'énerver), Arno Bertina & Pavel Hak autour de l'expériences des frontières, Olivier Cadiot avec Un nid pour quoi faire, Une place dans le monde avec Emmanuel Loi & Zahia Rahmani, et ce n'est que le samedi, jour travaillé pour ma part s'il en est ...
Dimanche, je me vengerai avec la rencontre anthropologo-littéraire avec Eric Chauvier, les petites infâmies de Régis Jauffret, Luc Lang et le final de Jacques Roubaud.
/// A suivre ///
03 octobre 2006
Festival America
Ce week-end avait lieu le festival America, sans Jonathan Safran Foer reparti aux Etats Unis, après une semaine harassante de promotion à Paris, pour s'occuper de son fils tombé malade. Sans JSF donc mais avec de nombreux auteurs ravis, décontractés, abordables, enthousiastes, bref accessibles. Le programme 2006 très dense obligeait le visiteur à faire des choix difficiles (merci bien pour le prix d'entrée à la journée) entre les débats avec auteurs, les rencontres privilégiées (une heure avec) et les lectures en V.O.
Le Buzz littéraire a fait un compte-rendu du week-end. Vu le petit résumé de mon précédent post, j’ai opté pour le dimanche après-midi depuis la rencontre Alberto Manguel – David Albahari jusqu’au débat sur Qu'est-ce qui fait rire à New York ? avec Melissa Banks, Benjamin Kunkel et Ken Kalfus. Ces derniers, très en verve par leur week-end à Paris expliquèrent combien il était important de dédramatiser la sacralisation du 11 septembre et de tout autre événement difficile à aborder. Je ne pensais pas un jour assister à un débat animé par le Figaro, encore moins sur l'humour (hein, comme quoi les préjugés ...), en tout cas ce fut un plaisir de voir les idées fuser autour de ces trois auteurs achevant avec brio le politiquement correct. Cette petite heure fut l'occasion d'évoquer la place de la possible expression au sein des médias, sans langue de bois ni ambiguïté de forme. Mention spéciale à Mélissa Bank qui fit justement remarquer que l'on pouvait évoquer des sujets difficiles avec légèreté et humour mais parler de légèreté et d'humour revenait par contre à installer un débat soporifique et ennuyeux...
C'est toujours un plaisir d'écouter Alberto Manguel, venu parler de sa Bibliothèque la nuit mais surtout évoquer sa vie d'auteur canadien en compagnie de David Albahari. Être auteur canadien écrivant en serbe ou en anglais tout en écrivant du Poitou par exemple, évidemment ça interroge. Le patchwork et l'enrichissement d'une nation c'est également sous cette forme bigarrée qu'elle nait, Manguel ajoute qu'il ne suffit pas de vivre en France — encore plus aujourd'hui en 2006 — pour être écrivain français, pour preuve Julien Green... La rencontre m'a également permis de revendiquer le classement aléatoire de mes étagères face au classement purement thématique et alphabétique. Un soutien que vous retrouverez parmi d'autres réflexions existentielles dans le dernier ouvrage d'AM.
12 mars 2006
Fête du livre de Bron 2006 - La Bibliothèque idéale
[Cet article est une republication de mon ancien blog sur la plateforme Tooblog désormais indisponible]
J-Y me demande : C'est votre première fête du livre ?
[...] Ce que j'en pense, oh ce lieu ou il n'y a pas de distance entre le public, le texte et son auteur, juste celle qui respecte l'intimité de chacun. Evidemment venir c'est s'exposer un petit peu, de toute façon écrire c'est s'exposer un petit peu.
C'est drôle, chaque auteur invité s'est vu demander de sélectionner pour ces 20 ans de Fête du livre une sélection d'ouvrages comme une bibliothèque idéale, le thème du prochain ACD. Les textes commencent à venir, on croise des listes de livres comme des manuels de bricolage (monter sa bibliothèque idéale évidemment toute une affaire).
Je travaille ce samedi et arrive peu de temps avant le début des lectures par François Bon de son tumulte.net, lecture à haute voix de ses textes écrits et publiés sur Internet, jour après jour. Il joue avec son micro et ses pédales, on dirait Troy Von Balthazar a biographie qui se tortille avec des feuilles plutôt qu'une guitare et offre ses textes sans la protection de l'écran. Les questionnements autour de l'écriture pourquoi ces textes sur Internet, qu'est-ce que ça change de les recevoir à l'oral là et puis imprimés bientôt sur papier. Très étrange de constater que certains lecteurs, peut-être auteurs, découvrent de nouvelles façon de recevoir un texte, ou plutôt de le donner. Tout ce magma en mouvement, ça remue.
La veille FB a parlé de ses questionnement d'écriture à l'ENS et l'Espace Multimédia de la Part-Dieu, peut-être plutôt l'accès à l'écrit, il évoque d'ailleurs Internet et le livre dans son Tiers Livre.
Je retrouve A. et M. sous le chapiteau du Magic Mirror pour écouter certains auteurs évoquer leurs 20 ans de Fête du Livre avec Thierry Guichard du Matricule des Anges qui est parfait dans cet exercice délicat d'animer une rencontre minutée d'écrivains. Puis danser sur de la soul music avec L. & T. et même M. qui n'aime pas la soul pourtant [mais on retrouve tout dans la soul, lui ai-je souvent dit], Dominique A en transe pas loin sur la piste sur la musique de son ami Katerine.
Et ce n'est que samedi...
Dimanche je retrouve M., L. et P. dans la foule qui parcourt les salles et les stands de librairie ; R., Em. et Er. derrière les piles de Terre des Livres et puis la rencontre de Paul Nizon animée par Josyane Savigneau. Nizon relate sa vision de l'écriture dans le premier tome de son journal, un bien fou d'entendre un grand évoquer ses doutes et sa difficulté d'écrire pas de récit, pas de poésie, juste des notes, des notes, des notes... A lui qui, à ses débuts enchainait les critiques d'art et la littérature, je lui demande en pensant à Br. quel est l'état le plus confortable pour écrire : écrivain à plein temps bien sûr, même si écrire des critiques dans l'urgence lui a beaucoup appris sur l'écriture.
Finalement on a beaucoup parlé d'archéologie ce week-end : François Bon et l'absence d'écrit chez les Gaulois, Paul Nizon et son explication de l'autofiction comme une archéologie des événements que l'écriture reconstitue [qu'est-ce qui s'est passé ?].

