Bakelith

De retour ...

24 octobre 2008

Non madame, je n'ai pas la télé

On ne parle que de ça surtout en période d'états généraux de la presse : les médias, les nouveaux, les pas médias ... Et puis soudain, le téléphone.

  • Les médias ce matin encore sur France culture avec un Jean Seydoux (patron de Pathé) qui mélange un peu critiques personnelles de la presse quotidienne et situation économique, indépendance des médias et faveur des grands groupes type Murdoch (on écoute ici l'émission du 24)
  • Les nouveaux la semaine dernière avec Médiapart, Rue89 et Agoravox (conférence et débats en ligne ici)
  • Les pas médias mais média-teurs tout de même sur ce billet de Bertrand Calenge. Guider dans le flux, le fameux Sherlock librarian.

Une chose frappante : François Bonnet, ancien journaliste de Libération, ancien du Monde, directeur éditorial de Médiapart remet les pendules à l'heure en expliquant  que le journalisme évoqué en France est un journalisme d'opinions, un journalisme éditorialiste et c'est ce journalisme là qui est présent sur le web, notamment dans sa dimension participative. Le journalisme d'investigation est celui qui cherche les faits, le créateur d'information pour citer le billet de B.C. Il faut donc redonner sa place au journalisme d'investigation et envisager la participation comme des complément vivants de témoignages et d'expériences, mais cela ne créé pas l'information à part entière.

On nage dans tout ces questionnements et puis un coup de spam téléphonique :

(Sonnerie de téléphone puis message enregistré du type Veuillez patienter, vous allez être mis en relation avec un correspondant)

il n'y a pas que la télé dans la vie_ "Allo je suis bien chez Mme D. ? Bonjour, c'est M. de Canal + et ...
_ Je vous arrête tout de suite, je n'ai pas la télévision.
(gros blanc de M.)
_ Comment ça ? Vous n'avez pas la télévision ?
_ Non.
_ Mais euh ... c'est par choix ou c'est pour des raisons économiques ?
_ Par choix.
(Consternation de M, apparemment aucune case du questionnaire d'enquête ne semble s'appliquer à la situation)
_ Mais enfin vous faites comment pour vous informer sans le journal de 20 h ?
(Cette fois-ci consternation de Mme D.)
_ Mais enfin on vit très bien sans la télé et le journal de 20h vous savez ? J'écoute la radio, je lis un peu la presse, je suis les médias sur leurs sites Internet ...
_ Ah. Au revoir Madame !
_ Au revoir.

[Mots-clefs du jour : résumé de livre parlant de la bibliothèque]

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20 octobre 2008

Centquatrerevue

le 104 - 11 octobre 2008L'édition n°1 de la revue du 104 donc. Ou plutôt Centquatrerevue. Passons sur la typo type Courier New difficile à supporter sur l'écran et sur les postulats parfois bavards (La revue du CENTQUATRE ouvre son premier terrain de recherche par la thématique de l'espace et plus précisément de ses effets sur la pensée et sur nos conditions d'appréhension. d'une réalité artistique). Les amateurs d'inauguration ont pu parcourir le numéro 1 présenté numériquement sur les murs de l'écurie H pendant qu'au-dessus, la foule s'arrachait jusqu'à 16h55 es affiches gratuites des 104 slogans de Christian Prigent, croyant débusquer des poster géants du lieu.

Centquatrerevue #1 en version numérique propose une navigation en a ire ouverte à plusieurs entrées (auteurs, thèmes , supports...), on s'y balade comme on découvre les pompes funèbres réhabilitées. Derrière chaque mur se cachent des créations multimédia (photo, enregistrements audio, textes ....) comme autant de réflexions et rencontres autour du lieu.

Intéressant travail que celui du réalisateur Sébastien Lifshitz (pour visiter virtuellement son atelier, c'est ici),
intitulé Le retour. Lifshitzl élabore une série de portraits photo d'anciens employés des pompes funèbres de Paris sur le site du 104 en travaux et recueille leurs témoignages libérés par une architecture qu'ils redécouvrent. Leur lieu de travail a disparu mais les traces se racontent.

Aby Warbug comme fil conducteur #1. Expérimenter, observer, enregistrer l'espace
... Les théories de l'historien d'art mort en 1929 servent de prisme à la revue, pour citer Camille Louis qui la dirige : Peut-être étions nous « habitées » par la démarche de cet historien de l’art qui savait si bien repérer, dans les images, les fantômes qui les hantent et sortir ces figures d’un simple passé mort et figé pour leur rendre leur puissance productrice de sens au sein même de leur visibilité présente... ? Yeah. Cela se traduit par une interprétation 2.0 d'A.W. par Ayssar Arida, une collecte warburgienne des images par Pierre Creton et Cyril Neyrat, une cartographie sonore par Camille Louis et Johanna Korthals Altes & Camille Louis ...

Et la
littérature ? tout est littérature, d'Olivia Rosenthal au travail plastique de Berger&Berger en passant par la vidéo de Nicolas Maury & Jean-Paul Curnier. Echange, expérimentation.

Net art. Les créations web prennent tout leur sens dans la revue virtuelle. Vincent Epplay propose notamment des installations sonores et animées (un petit tour par le débitmètre), Julie Morel interprète l'espace warburgien en oeuvre virtuelle. Plus loin, des propositions vidéo sur le 104. On imagine mal une édition imprimée prévue pour le printemps 2009 sans une connection avec le numérique. Une revue très ambitieuse donc qui ne se laisse apprivoiser qu'avec une âme d'archéologue numérique (patience, grattez derrière).

[Mots-clefs du jour : LE MOT idéal s'accorde]

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18 octobre 2008

Crise 2.0, et après ?

Pas les moyens de vraiment s'investir dans autre chose que la course en avant. cette semaine1. Crise 2.0. Technique informatique qui mange les énergies. Bêtise aussi parfois dans l'environnement. Alors pour travailler sereinement ce matin, il fallait une playlist nostalgisante et énergétique2. Ça marche bien le samedi matin dans les bureaux vides :


Découvrez Blondie!

Bon week-end !

1 - Quand même un moment d'échappée belle pour une rencontre Lisa Mandel/Tanxx autour de leur album Esthétique et filatures, à ne pas manquer.
2 - Thématique itou, suivez le titre ...

[Mots-clefs du jour : histoire erotique sur transport en commun]

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08 octobre 2008

La revue le 104

Design, autre modernité, charte graphique, espace, mots, pluridisciplinarité. Autant de termes qui pourraient qualifier nombre de revues comme le Tigre précedemment évoqué, Monsieur Toussaint Louverture, Bordel ?

Non, non, une nouvelle revue de création contemporaine. Un projet, un concept littéraire, une identité graphique qui trouverait sa place dans Visual evasion. Un premier chantier  problématique et à dimensions multiples s’ouvre et demande à être arpenté par  une pluralité d’acteurs.  Ça sent le générateur de textes ? Pas du tout ... On attend l'édition n°1 de la revue du 104 éditée pour l'inauguration de ce nouveau lieu culturel de la Ville de Paris, le 104 donc, fibre Lieu Unique nantais, belle Friche marseillaise ou Subsistances lyonnaises. Les anciennes pompes funèbres situées rue Curial et Aubervilliers à Paris accueillent un grand nombre d'auteurs, artistes, plasticiens et tutti, François Bon en avait parlé sur son Tiers Livre. A découvrir le 11 octobre lors de l'inauguration du 104.

[Mots-clefs du jour : logiciel informatique citation hasard du jour page d'accueil]

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