On ne parle que de ça surtout en période d'états généraux de la presse : les médias, les nouveaux, les pas médias ... Et puis soudain, le téléphone.

  • Les médias ce matin encore sur France culture avec un Jean Seydoux (patron de Pathé) qui mélange un peu critiques personnelles de la presse quotidienne et situation économique, indépendance des médias et faveur des grands groupes type Murdoch (on écoute ici l'émission du 24)
  • Les nouveaux la semaine dernière avec Médiapart, Rue89 et Agoravox (conférence et débats en ligne ici)
  • Les pas médias mais média-teurs tout de même sur ce billet de Bertrand Calenge. Guider dans le flux, le fameux Sherlock librarian.

Une chose frappante : François Bonnet, ancien journaliste de Libération, ancien du Monde, directeur éditorial de Médiapart remet les pendules à l'heure en expliquant  que le journalisme évoqué en France est un journalisme d'opinions, un journalisme éditorialiste et c'est ce journalisme là qui est présent sur le web, notamment dans sa dimension participative. Le journalisme d'investigation est celui qui cherche les faits, le créateur d'information pour citer le billet de B.C. Il faut donc redonner sa place au journalisme d'investigation et envisager la participation comme des complément vivants de témoignages et d'expériences, mais cela ne créé pas l'information à part entière.

On nage dans tout ces questionnements et puis un coup de spam téléphonique :

(Sonnerie de téléphone puis message enregistré du type Veuillez patienter, vous allez être mis en relation avec un correspondant)

il n'y a pas que la télé dans la vie_ "Allo je suis bien chez Mme D. ? Bonjour, c'est M. de Canal + et ...
_ Je vous arrête tout de suite, je n'ai pas la télévision.
(gros blanc de M.)
_ Comment ça ? Vous n'avez pas la télévision ?
_ Non.
_ Mais euh ... c'est par choix ou c'est pour des raisons économiques ?
_ Par choix.
(Consternation de M, apparemment aucune case du questionnaire d'enquête ne semble s'appliquer à la situation)
_ Mais enfin vous faites comment pour vous informer sans le journal de 20 h ?
(Cette fois-ci consternation de Mme D.)
_ Mais enfin on vit très bien sans la télé et le journal de 20h vous savez ? J'écoute la radio, je lis un peu la presse, je suis les médias sur leurs sites Internet ...
_ Ah. Au revoir Madame !
_ Au revoir.

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