LL de Mars sous Licence Art Libre

Résumé des épisodes précédents : mon ordinateur, compagnon de longue date, s'en est allé de sa belle mort (belle parce que le disque dur a pu être récupéré et transformé en boîtier externe). Commande est passée d'une nouvelle unité auprès d'un assembleur. Je décide de passer entièrement en logiciels libres. Adieu Windows.

Il y a peu, je parlais de l'évidence de l'usage des logiciels libres en bibliothèque, Bibliobsession a milité pour l'adoption de Firefox dans les bibliothèques. Parce que qui dit bibliothèque dit également mise en valeur auprès du grand public mais aussi d'une liberté  d'utilisation adaptée à ses pratiques. Les solutions libres ne me sont pas inconnues mais là c'est le grand saut vers un nouveau système, un système dont la réputation en fait un outil approprié aux techniciens, à ceux qui n'hésitent pas à démonter le capot et mettre les mains dans les langages. Et bien soit, les réputations sont aussi faites pour être affinées, voyons ce que les non-techniciens peuvent en tirer.

Installation : il est très facile de se procurer Ubuntu, que ce soit en le téléchargeant sur le site francophone ou en demandant gratuitement un exemplaire du CD. Il est possible de se procurer des versions moins gourmandes pour des ordinateurs plus anciens comme feu mon précédent ordinateur. Bref, on place le CD 8.04 Hardy Heron, on choisit sa langue (basque et breton sont prévus, c'est ça le libre, je souris), quelques instructions très simples se succèdent (choix d'un identifiant ...). Moins d'une demi-heure plus tard, le bureau s'affiche. Tadaaa

Le transfert (du propriétaire vers le libre) s'accompagne toujours d'une petite adaptation, mais il faut avouer que l'organisation du bureau et des différentes barres d'accès aux menus restent dans le connu. Des logiciels sont directement intégrés (OpenOffice, Gimp, Firefox ...), rendant l'ordinateur opérationnel avant la moindre configuration.

Connexion Internet : ma hantise s'affirme quand il s'agit de brancher la box ADSL pour connecter l'ordinateur à Internet. Je frémis à l'idée de complications de configurations de réseau, identifiants et tutti. Je branche le câble de connexion sur l'ordinateur, ouvre le navigateur et lance une page quelconque. Ça marche ! Le système a lui-même reconnu le modem aussi simplement qu'une clef USB.

Ça se complique : qui dit Internet dit téléchargement d'antivirus et autres protections. Adieu le double-clic d'installation, bonjour la gestion des paquets. On me parle de mode graphique et de lignes de commande, je soupire.La documentation et la communauté sont là pour aider les débutants heureusement. Et le système est naturellement moins exposé que Windows. Certains membres de la communauté estiment même que l'antivirus n'est pas utile.

On verra la prochaine fois pour mes premiers paquets, mais le premier contact est plus que satisfaisant.

Pour en savoir plus, Linux : le journal d'un novice sur Ecrans.fr

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