28 février 2008

Fais passer le podcast dans ta bib'

logo podcastUn rituel du lundi matin consiste à faire la liste des programmes radio en cours et à venir, de télécharger ou écouter les émissions loupées de la semaine, bref de baladodiffuser. ca va de mes émissions préférées de France Culture comme Sur les docks, la fabrique ou Les lundis de l'histoire, des Blacks sessions de Lenoir ou autres podcasts rock pop indé, des conférences glanées chez quelques veilleurs numériques.

Et puis un lundi, je télécharge sur le site du Collège de France la leçon inaugurale de Gérard Berry, premier titulaire de la chaire d'innovation technologique : Pourquoi et comment le monde devient numérique. Je tombe sur la liste des podcasts et cet énoncé : vous pouvez sous certaines conditions [citer le nom de l'auteur, la provenance collègesque de l'enregistrement, demander l'autorisation de diffusion et ne pas modifier l'enregistrement] diffuser les enregistrements déposés sur le site web du Collège de France.

Et je me prends à rêver d'une bibliothèque qui proposerait une sélection de podcasts institutionnels ou non, classés par thèmes et téléchargeables gratuitement bien après leur mise à disposition sur les sites d'origine. Et pas loin sur une table, une sélection de docs pour en savoir plus ... Rêvons donc

  • De mettre à disposition des ordinateurs qui donnent accès à toute diffusion audio en ligne ou téléchargeable légalement.
  • De distribuer des clefs Framakey avec des netvibes prêts à l'emploi.
  • D'acquérir du web via des offices numériques.

[mots-clefs du jour : Aurélie Pétrel Japon]

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23 février 2008

Quand le buzz devient un livre

raoul_sleevefaceLe grand buzz du moment s'appelle Sleeveface, où comment des Gallois férus de vinyles ont créé via le net la plus belle réhabilitation des pochettes 33 et 45t (merci à Desperate en ce qui me concerne :).

Se prendre en photo avec une pochette est devenu un phénomène mondial largement colporté par les blogs puis les médias radio, télé et web, habilement publié sur les communautés Flickr & Facebook par les deux créateurs John Rostron et Carl Morris.

John Rostron a annoncé sur son blog Mostly on a music tip le 29 janvier qu'un livre des plus belles sleevefaces était en préparation avec un éditeur américain :

"It will be a great book, and a one-off opportunity for us to do something like this, so we intend to have a lot of fun with it on the way. Sleeveface is great fun - I love everyone getting into it, some of the ideas, the photos, the stories. I love the emails from all over the world. But I also love that it gets people into vinyl or the artwork."

Et en effet certains contributeurs ont reçu de la part des auteurs de Sleeveface un mail leur demandant l'autorisation de publier certaine(s) de leur artwork en haute définition en vue de publier ledit livre. Dans un article paru sur le site de la BBC, John Rostron confirme la parution du livre et annonce la future organisation de soirées Sleeveface. Ben pour nous c'est déjà fait !

[mots-clefs du jour : entrailles du mammouth]

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05 février 2008

Vers une bibliothèque bling-bling ?

logo bling bling Un titre un peu provocateur sur une question complexe : la bibliothèque doit-elle être présente sur le web pour faire parler d'elle ou pour accomplir sa mission sur un nouveau support, à savoir organiser l'information pour la rendre disponible au public ?

Derrière ce mariage déjà — et en partie — consommé ente bibliothèque et numérique se greffent des perspectives d'accès à la culture pour tous et notamment pour le grand public . Si le public vient de plus en plus en bibliothèque publique pour accéder à Internet, c'est peut-être aussi parce qu'il a fait le lien entre le lieu et la démarche
1. Il n'est pas rare que le public se tourne de prime abord vers un moteur de recherche plutôt qu'un rayonnage alors que sa démarche s'en trouverait fortement facilitée, mais voilà : chercher est un métier.

Wizz

L'outil doit-il nous aider à être encore plus visible ? Faut-il créer son espace 3D sur Second life (article sur le très bon Vagabondages) ou créer sa page myspace & Facebook pour toucher un autre public ? Il est toujours possible de se positionner sur des niches communautaires, du support dépendra l'objectif. Sur myspace on touche un public myspace, on rend compte des ressources, des événements.

Comme le souligne Livres Hebdo lui-même dans son article sur les enjeux de 2008, Les bibliothécaires doivent rivaliser d'imagination et de compétences nouvelles pour faire de leur établissement un lieu de vie et offrir des services qu'ils ne prodiguaient pas autrefois2 (...) La majorité des professionnels français est consciente qu'il y a un moyen terme à trouver entre l'offre et la demande, mais ne désire pas suivre le chemin de certains de ses collègues américains : laisser les publics, par exemple, décider de ce que la bibliothèque doit acheter. Horaires d'ouverture, VOD, MP3, ENT, BAR, SIGB, le monde bouge ... Au-delà du numérique on se demande comment s'adapter, comment attirer, comme le souligne fort justement Desperate, comment être visible ?

Ecueil possible : être visible uniquement pour un public averti et maître de l'outil. Viendra-t-il en bibliothèque chercher autre chose que ce qu'on lui propose sur le web ?

Keep on'

Quid alors 2.0 en bibliothèque ? Les bibliothécaires ont depuis longtemps intégré Internet comme une source d'informations essentielle. Et s'il est difficile de jongler avec une politique documentaire et une politique d'intégration du contenu web, des outils efficaces sont là pour aider, le fameux 2.0. L'Espace numérique de la bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon a fait fin janvier une présentation à l'ensemble de ses collègues sur certains outils (blogs de travail, agrégateurs RSS et podcasts type Netvibes3, partage de signets avec Del.icio.us, partage et banque d'images type Flickr, outils de publications blogs et spip vers le public, etc.) à partir d'expérimentations concrètes pour leur permettre de mieux organiser leur veille documentaire, de mieux partager en équipe, d'organiser en vue de diffuser vers le public.

Un constat : chacun travaille dans son coin pour amasser des données en vue de faire l'acquisition de documents, d'organiser des conférences et animations, de répondre à des questions du public. Ces outils permettent de filtrer efficacement toutes ces données, de gagner du temps en partageant et complétant ce que chacun optimisait individuellement dans son coin. Le blog peut par exemple s'avérer très utile en interne pour partager des ressources d'offices et offrir en externe des reportages sur la vie de la bibliothèque loin de toute annonce événementielle, de refaire le point sur ce qui s'est passé. Le partage optimise les recherches thématiques et offre les ressources pour répondre efficacement au public. Le matériau est là, prêt à être organisé pour offrir des dossiers thématiques  en fonction d'une conférence ou d'une actualité, la veille offre des perspectives de mise en valeur du fonds.

Il ne faut pas sous-estimer le besoin de formation pour s'approprier ces outils. Mais les perspectives sont là : une émulation entre web et contenu physique.

1 Ne soyons pas trop pessimiste !
2 LH n°715, p.74, 4 janvier 2008.
3 Voir à ce sujet l'article sur Mémoire de silence qui conseille le dossier Bibliodoc sur le sujet.

[Mots-clefs du jour : recette du boulat]

Posté par bakelith à 12:56 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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