Donostia 2
- Avenidad XXI est un morceau d'années 60 posé à Donostia.
- On attend Grace Eli.
- Mico est malade, Ratu est nerveux.
- Mes pieds devant Lagun, très longtemps.
- Photo volée dans la tabacalera.
- Txacoli, pintxos : que de x, pas de censure.
- Tous les ans, les feux de la semana grande et une glace.
J16 - nada
- Les violons de Tindersticks ont le même effet en Espagne qu'en France.
- Kala Berri à Antigua.
- Un plongeon dans Ondarreta.
- Un restaurant japonais, une cuisine basque, une espagnole, deux françaises et un anglais. Pas d'identité nationale.
- Mico va mieux, Ratu est toujours nerveux.
V17 - 2 b.
- Les petites victoires : boire, manger, marcher un peu, pisser.
- Ver ne rentre pas.
- Deuxième jour du colloque Eli T.
- Des patata frijituak sous un feu chinois.
- Ce soir je tiens el bote.
- Mauvaise passe à Etxe Kalte.
S18 - 11 b.
- 3€ to win sur I should care. La loose quand même.
- Retour en 1912 par funiculaire.
- Cinq minutes de cris sur le Mendiko Trena.
- Je vis avec une Catalane.
- La Catalina de Erauso porte des lunettes et une moustache roses, on devrait le dire à Florence Delay.
- En route chez Cookie.
D19 - 4 b.
- Quiero Pata para gatos, pero ... dietetica.
- Faire ses courses seule, c'est déjà vivre ici.
- La charcutière me croit italienne. L'accent et les envies de parmigiano sans doute.
- Bastante.
- Je suis une jolie femme.
L20 - 5 b.
- C'est pas du xirimiri : Puppy attendra.
- Torpeur de la pluie, envie d'être ailleurs.
- Terminado, lo entiendo.
- I was drinking in a lesbian bar par Jonathan Richman in Le Callejon.
- Retour à Ouessant, 9 ans après.
M21 - 9 b.
- Le souvenir de la Estación, intact.
- Le rhinocéros de Dürer, 1515, 20°c.
- La Merkaba d'Anselm Kiefer. S'allonger dans les gravats, autre enfance.
- Je reconnais la force du métal.
- Je suis suivie par une jolie jeune femme. Kiss kiss Bang Bang.
M22 - 17 b.
Barcelona one
- Respirer à l'arrivée pour s'assurer qu'on ne rêve pas.
- A travers les vitres de la casa Battló, un entassement.
- Tentative d'étouffement dans le Barrio Gotic.
- Un japonais c. Goya.
- Dormir près de la c. Maria et la c. Jesus.
D12
- Dos tarjetas para la coleccion solo
- Magnetic poetry kit : queer
- Carlos Pazos : modèles pour sculptures
- Bruce Lee est érotique (en la capilla)
- Trouvé Le Mans chez Discos Revolver. Pas de casquette.
- En flamand, le pois chiche s'appelle un pois grenouille.
L13 - 36 tatoué(e)s
- Voy a reventarte la cabeza
- Alexandre de Riquier, collectionneur et affichiste du 19e s.
- ¿ Errol Flynn est-il australien ?
- Rencontre d'Ocaña chez Antinous.
- Tombée cansada chez Ra.
- Enfermement volontaire chez al disbarat.
M14 - 29 tatoué(e)s
- Procession du 15 août autour de la Sagrada Familia. Je suis laïque.
- Gaudi se cache, pas la horchata.
- Toujours le refuge à Gracia.
- Mes premiers momo depuis 2003.
- 2h30 d'Odéonie sur un banc.
- Gran de Gracia, le dragon de Gaudi crache du feu.
- Le train couchette a le même air de vacances que le restoroute.
M15 - 65 tatoué(e)s
Le périple de l'été

Ca y est, c'est là. voy a viajar. Je ne promets pas comme Sophie de rester sans nouvelles d'ici trois semaines, après tout on trouve bien des cyberbases dans des villages de 400 habitants en plein coeur de l'Himalaya... je n'y peux rien tout de même !
Précis de conjugaisons ordinaires
Les éditions Xavier Barral ont sorti fin 2006 un excellent petit livre rose intitulé Précis de conjugaisons ordinaires, tentative d'étirement du français figé de Florence Inoué, David Poullard et Guillaume Rannou, trois éminents typogrammairiens. Un bel objet typographique qui réconcilie avec l'imparfait du subjonctif et les locutions populaires (merci à l'Epluche-Doigts pour cette découverte).
Que j'eusse aimé ça, hein ? en primaire me semble être une évidence.

Aller hop ! un petit tour sur l'article du Typographe.
Un mail du Bangladesh

Liste des missions du Bengladesh à l'étranger
Regards, Piplu.
Le symbole identitaire
Dimanche soir, séance à la fraiche du Jardin des Finzi Contini de Vittorio de Sica, adapté du roman de Giorgio Bassani. Nourrie d'ellipses et de sous-entendus, l'histoire ne nous épargne pas en narrant les amitiés innocentes de la jeunesse juive et dorée de Ferrare dans l'Italie fasciste de 1938 à 1943. L'insousciance de la première partie laisse vite place à l'exclusion et le spectateur de trembler à chaque nouvelle étape franchie. Les principes symboliques (exclusion du cercle de tennis ...) virent à la discrimination de plus en plus marquée. La situation finale est d'autant plus forte qu'il n'y a pas de scène de violence physique, d'entre-deux qui permet de mesurer l'escalade vers la mort. L'escalade apprise par la radio ou les journaux, les discours officiels et la rue.
C'était hier, il y a plus de 60 ans.
Les matins radiophoniques (disons les 7-9) sont étranges. On y invite moult ministres pour expliquer poliment chaque nouvelles mesures gouvernementales. Une mesure en remplaçant une autre à la vitesse d'un franchissement de col du Tour de France, le débat s'évapore et on passe rapidement à l'étape suivante. Exemple.
Jeudi 25 septembre, la libération des infirmières bulgares expliquée par l'invité de France Inter. Un responsable du corps diplomatique français ? Non. Un philosophe des médias ? Non. Réponse : le porte parole du parti au pouvoir Yves Jego.
Mercredi 1er août, la ministre de la santé Roselyne Bachelot pour nous expliquer la franchise médicale.
Jeudi 2 août la ministre de l'économie Christine Lagarde pour nous expliquer le bouclier fiscal.
Et puis.
Lundi 30 septembre, annonce de la détermination totale de Brice Hortefeux [Ministre de l'immigration, de l'intégration] contre le travail clandestin. Il dit Mon combat passe par une augmentation des contrôles, et puis Nous ne fermons plus les yeux. La semaine dernière encore : Le devoir de mémoire ne suffit plus, il faut aussi le devoir de servir, citant en exemple l'immigré italo-polonais Guillaume Apollinaire qui a choisi d'écrire en français, de se battre pour la France [et de mourir pour elle].
Monsieur le ministre oublie de situer le contexte de la "foi" d'Apollinaire, devenu porte-drapeau de l'amour pour la France sans l'avoir demandé : 1870 n'est pas loin, 1914 est le moyen de s'engager en tant que "vrai français" contre ceux qu'on appelle les boches. Aujourd'hui on ne dit plus les boches mais on définit la culture par la fierté d'être Français. On proclamme que cette fierté repose sur notre langue et notre culture, immense et que que cette dernière doit être faite pour le peuple [chapitre 15 du programme]. Guillaume Apollinaire aurait-il reçu sa naturalisation aujourd'hui ? Bref, pour asseoir la culture française dans le monde, il faut défendre l'identité nationale.
Souvent le parent pauvre des projets politiques, la culture devient une fois de plus un enjeu identitaire, ici au mépris du communautaire. Il y a un an, elle était prise à partie dans la circulaire du 13 juin envoyée par le Ministre de l'Intérieur, où il est expliqué que la régularisation de familles d'enfants scolarisés dépend de l'appréciation d'un certain nombre de critères, parmi lesquels l'absence de lien de cet enfant avec le pays dont il a la nationalité [page 3]. La double culture est donc considérée de manière négative comme un obstacle, une contrainte à l'intégration. Dans le portrait filmé que lui consacre Abraham Ségal, Florence Delay explique que sa culture est française et espagnole, avec un sentiment de regret qu'elle en soit pas triple ou quadruple.
D'un côté une vision exclusive de la culture, de l'autre l'assurance d'une richesse et donc d'une ouverture.
Alors (re)lire Le jardin des Finzi-Contini de Bassani et le Denier du rêve de Yourcenar, s'ouvrir avec avant que les symboles ne disparaissent.

