Exposition à la galerie-atelier l'Epluche-Doigts
Pour en savoir plus : l'Epluche-Doigts
Où en est la revue littéraire électronique ?
Avant de se retrouver sur myspace à discuter du premier et fantastique album de Tapes 'n Tapes, les revues littéraires électroniques francophones n'ont pas manqué leur rendez-vous avec Internet. Ce rendez-vous aurait pu être englouti par la profusion de l'info et du contenu créatif sur le web, par l'apparition des blogs où tout le monde peut publier ses textes, ses images, ses vidéos.
Être auteur sur le net aujourd'hui ne se résume pas à publier régulièrement des textes sur son îlot URL : les auteurs déjà (re)connus touveront là un autre support de réflexion et de publication qui permet l'interactivité (voire la polémique) et l'exercice du (quasi) quotidien. Mais quel est l'avenir d'un auteur sur le web qui ne dispose pas d'un réseau de diffusion ou de lecteurs bien établis tout support confondu ? C'est là que les revues littéraires électroniques peuvent tirer leur épingle du jeu et fédérer des talents.
Alors pourquoi une revue électronique ? La plupart ont le même objectif: faire découvrir des auteurs et des textes. La souplesse du web permet une multiplicité des approches plus évidente : chaque revue pose son identité en jouant sur le thématique (ACD, Antidata, En attendant l'Or ...), en optant pour une démarche originale (un texte par jour chez Pleutil, la communautés des poèmes courts sur Fulgures), en associant plus simplement des auteurs et des textes autour d'une présentation numérique originale (le flash de Chaoid, le classico-punk Monsieur Toussaint Louverture, Bon à tirer, le blog de la Revue des Eaux Claires , le boxon PDF de Boxon...).
Internet facilite bien évidemment la diffusion dans les pays francophones, lorsque les librairies rechignent parfois à prendre un énième bulletin de micro-éditions et peinent à assurer leur visibilité dans les rayons. Comment trouver son lectorat en France, au Québec ou en Suisse sans diffusion sur le net ? Certaines (c'est le cas d'ACD) militent pour le gratuit et l'interactivité, cassent la distance entre l'auteur, le texte et le lecteur, revendiquent l'échange sans renier le réel de la rencontre. A l'heure du 2.0 tout puissant et des blogs blogs blogs, les revues littéraires trouvent sur le net une identité par un collectif et une démarche originale.
La Bibliothèque de la Part-Dieu (30 Bd Vivier-Merle, 69003 Lyon) propose dans le cadre de son Label littératures d'explorer l'univers des revues littéraires électroniques le samedi 24 février de 15h à 17h, en réel et en virtuel...
Les bibliothèques sur myspace
Lu sur Livres Hebdo : Après les revues électroniques, la communauté des bibliothèques anglo-saxonnes et surtout nord-américaines) ont pris possession de Myspace, à l'exemple de l'Association des Bibliothèques Américaines (ALA)...
En regardant attentivement le top Amis de ces librarians institutionnels, on remarquera de nombreux départements spécialisés en young adults or teens, autrement dit si les ados ne viennent pas en bibliothèque, allons les chercher sur leur terrain de jeu virtuel préféré... Les institutions prennent d'assaut les sites communautaires avec plus ou moins de subtilité afin d'exposer sa modernité et d'assurer un lien particulier avec ses usagers.
Sur la page de la Brooklyn College L., de nombreux teens amis souhaitent un happy birthday de circonstance (la BCL est sur Myspace depuis un an), voire un Thanks for the add qui d'après la bibliothécaire Beth Evans amène bien souvent une inscription par mail sur une liste d'info concernant la bibliothèque.
Autre démarche, le département "jeunes adultes" de la Rockford Public L. n'hésite pas à afficher sur son profil un message alléchant : Savez-vous que la bibliothèque possède des CD de musique, des vidéos, des livres audio, des magazines et des programmes rien que pour vous ? yeah ...
En attendant d'être dans le top amis de la BPI, lisez cet excellent article du blog Vagabondages sur les bibliothèques de Second Life ...


