Une nuit en librairie
Ca y est, première nuit passée dans la chambre de la librairie. Une nuit en librairie c'est un peu comme se faire enfermer dans une usine Haribo : on se dit qu'on va se baffrer de dragibus et en fait non, on est pris par le silence, comme si le lieu ne nous appartenait plus. De la rue les passants nous prennent pour des mannequins en vitrine, allumée jusqu'au matin. La seule peur est de passer sous le rideau roulant légèrement relevé pour l'occasion (le passage), devant les yeux d'un voisin méfiant qui promène son chien tard dans la nuit. Se retrouver au poste en pyjama est la seule contrainte de vouloir faire sa sélection du soir. Mais ça n'arrive pas, comme s'il était normal de se faufiler dans une librairie la nuit.
Le matin au réveil la librairie est déjà en effervescence, les clients feuillètent, les vendeurs conseillent et rangent, les voitures passent devant la vitrine. Tout est à recommencer.
La librairie la nuit
Perspectives de tribulation parisienne. De la culture dans l'air. Paris à pied. Là encore il faudra batailler ferme pour rentabiliser les billets de train chèrement acquis et profiter de Paris pré-Noël. Il y aura forcément un passage à la Maison Européenne de la Photographie, tout d'abord parce que je ne suis jamais très loin dans le quartier, ensuite parce que l'exposition sur le photo-journalisme du magazine Vu est en plein dans ce que je recherche (la lecture de l'excellente biographie de Gerda Taro par Imre Schraber, tout comme une merveilleuse rencontre avec Georges Baguet). N'oublions pas Lee Friedlander au Jeu de Paume. Et puis lecture de Sabine Macher et Valérie Rouzeau le 17, concerts le 21 décembre à la Flèche d'Or. Comme d'habitude voir tout le monde. Et puis trouver une chapka pour Berlin.
La plus grande perspective, après celle de La Bibliothèque la nuit contée par Alberto Manguel et Une nuit à la bibliothèque prévue pour le printemps 2007, je m'apprête à vivre une librairie la nuit. La porte et les rideaux roulants sont fermés, l'agitation dans les rayons a cessé, la librairie est à nous. Chambre à l'étage, livres en dessous, comment dormir ? A suivre ...
Lecture Bowling : les photos de la soirée
La soirée Lecture Bowling organisée pour la sortie du n°54 d'ACD Carte blanche à Brigitte Giraud, fut l'occasion aux deux auteures invitées, brigitte Giraud et Géraldine Kosiak, de lire et écouter des textes de la revue, de leurs oeuvres respectives, et de textes sélectionnés autour de leur univers comme Billy the Kid de Jack Spicer, Zouc par Zouc d'Hervé Guibert, C'est la guerre de Louis Calaferte, Préambule à une déclaration mondiale de guerre à l'ordre d'Alain Turgeon notamment.
B.Giraud et géraldine Kosiak ont offert pour la première fois au public une lecture ping pong autour de leurs derniers ouvrages respectifs : J'apprends (écrit par BG & lu par GK) et Catalogue 0.25 (& vice versa). Le public a pu pendant trois sessions organisées cette même soirée au Café Lecture Les Voraces, s'inscrire pour lire et entendre ces textes.


